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coup d'autres iocalités, est hérissée de difficultés. On ne trouve guère ici de superpositions qui déterminent, d'une manière certaine , ces âges relatifs ; les corps organisés fossiles sont également si peu abondans dans ces couches, quand il s'en trouve, qu'on peut rarement s'en aider dans la classification. On est, la plupart du temps, réduit à se servir des seuls caractères que fournissent l'examen de la nature minéralogique des élémens de ces terrains, et l'étude des directions des bancs ou des masses minérales. Existe-t-il des terrains primitifs, c'est-à-dire ayant précédé l'apparition des êtres organisés dans les limites de territoire auxquelles ces études se rapportent?
Terrains primitifs,
Nous nous bornons à répondre que, conformément à l'opinion le plus généralement admise par les géologues, les gneiss et roches talqueuses qui forment, à l'ouest du massif granitique d'Alençon, un dépôt assez considérable, devront être considérés comme tels, en tant que la liaison que nous avons fait voir comme existant entre ces roches et le terrain de granité, ne les fait pas considérer comme étant d'origine ignée. Il en sera de même de la bande étroite de gneiss qu'on voit border le granité près de la Ferté-Macé. Il est assez universellement admis aujourd'hui, par les géologues , que la classe des terrains de transition comprend deux époques distinctes de formation qu'on s'accorde à désigner, d'après les géologues anglais, sous les noms de terrain cambrien et de terrain silurien. Nous avons été conduit à considérer comme appartenant à la Terrain de transitioa transition ancienne , c'est-à-dire au terrain cambrien, la plupart '"<'i'«^"°"^'™'^"'"des masses de schistes micacés et mâclifères que nous avons dit accompagner les masses granitiques, et aussi des schistes, généralement verdâtres, qui alternent avec des grauwackes schisteuses. Outre que les caractères extérieurs de ces roches les différencient presque toujours des schistes argileux plus ou moins grossiers, que nous rejetons dans le terrain silurien, presque toujours les directions des couches sont différentes. Nous voyons en effet, en nous reportant au tableau que nous avons dressé, tel que nos notes nous le fournissent, de vingttrois observations relatives à des directions de schistes micacés ou mâclifères, et de schistes argileux plus ou moins grossiers, que, à très-peu d'exceptions près , la direction des premiers est