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1877 .
TOURNOUËR . - TUFS DE LA CELLE .
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tères d'un dépôt de gravier de rivière ; avec ses gros blocs à la base, ses silex non roulés et confusément entassés au milieu, et enfin son argile pure par dessus, il a le caractère d'un dépôt fait sous de grandes eaux d' inondation, de débâcle peut-être. En fait aussi, il s'observe sur le flanc de la vallée, à une altitude supérieure à celle qu'atteint le gravier gris du fond ; mais il n'est pas superposé à celui-ci . Je n' ai vu nulle part, pas plus que de Sénarmont, la superposition de l'un à l'autre dans le pays étudié. En fait enfin, et j ' insiste sur ce point, les éléments qui le constituent proviennent tous des parties en amont des deux vallées vers le confluent desquelles il s ' observe : les silex viennent de la Craie, qui n' est pas loin ; les blocs de grès éocènes et de poudingues de Nemours viennent de 8 ou 10 kilomètres en amont dans l ' une ou l'autre vallée ; les petits graviers de quartz, quand il y en a dans l'argile, viennent du Morvan. Tous les éléments, en un mot, proviennent du Sud-Est ou du Sud. Quel est donc l'âge de ce dépôt par rapport au gravier gris et au tuf de La Celle? 11 me paraît hors de doute qu'il ne peut pas être contemporain du tuf, qui est placé en face de lui et à la même hauteur . Il est inadmissible, en effet, que ce tuf ait pu se former, que la végétation forestière et la population animale dont il a incrusté les débris aient pu vivre dans les eaux et sous les eaux qui déposaient à ce niveau de 70 à 80 m les argiles à silex. Ce dépôt est donc ou antérieur ou postérieur au tuf et au gravier gris qui le supporte. Mais lequel des deux? Si on le considère comme postérieur, ce sera par des raisons générales étrangères à la région même et qui le feront rattacher au « Diluvium rouge » de M . Hébert, ou au « Limon glaciaire hesbayen » de M . de Mercey, comme à un grand phénomène qui se serait étendu sur tout le Nord de la France et qui ici aurait mis fin aux conditions particulières dans lesquelles s' était formé le tuf de La Celle . Mais on donne généralement à ce phénomène un point de départ et une direction tout opposés à ceux qu'il a certainement ici, puisqu'on le fait venir du Nord et du Nord-Est par la Picardie. J'avoue que cette considération et quelques autres me font pencher vers l'avis contraire et me disposent à croire que ce dépôt des argiles rouges à silex est, ici au moins, antérieur au gravier gris du fond . Je n' ai pas de preuve concluante à en donner, je l ' avoue . Je le crois, d'abord par une raison toute locale : c'est qu'en fait le limon rouge ne s'observe pas au-dessus (lu tuf, où il devrait s'être déposé, et qu'au contraire ses cailloux et ses blocs se montrent plus bas que ce tuf,