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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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COLLENOT . — PHOSPHATE DE CHAUX DE L AUXOIS .

18 juin

M . de Bonnard, à l ' occasion d ' une substance mise au jour en creusant le canal de Bourgogne, dans la vallée de Saint-Thibault, canton de Vitteaux, arrondissement de Semur (Côte-d'Or), s'exprime ainsi (1) : e Dans la partie où la tranchée était la plus profonde, au mois » d ' août 1822, j ' ai observé, à un mètre 1/2 au-dessous de la surface, » une couche argileuse, humide, brune, mêlée d ' une assez grande » proportion de minerai de fer en grains, et contenant aussi des no» dules irréguliers d'une substance d'un blanc grisâtre ou jaunâtre, » tendre, à cassure terreuse, happant fortement à la langue, qui fait » très-peu d ' effervescence avec l'acide nitrique ; qui est, dit-on, ana» logue à celle qu'on désigne, dans les forges de la Côte-d'Or, sous le » nom de grappe (2), mais qui contient, d ' après l ' essai qu' en a fait » M . Berthier (3), 0,74 de phosphate de chaux, et doit par conséquent » être regardée comme une variété nouvelle de chaux phosphatée ter» reuse . Cette couche ferrifèrequi a environ un mètre d'épaisseur, » renferme à sa partie supérieure des plaques arrondies de calcaire à » Gryphées . J'y ai reconnu aussi, sur les deux parois du canal, un petit • amas aplati, de deux décimètres d'épaisseur, formé de spath pesant » laminaire, mêlé de spath calcaire et de parties terreuses et ferrugi• neuses . Le tout recouvre immédiatement des couches de calcaire » bleu noirâtre dur, qui alterne avec des argiles feuilletées, noires, » charbonneuses et bitumineuses ; mais la couche ferrifère semble être à peu près parallèle à la surface du sol, et recouvrir, par conséquent, D en gisement transgressif les couches calcaires . On voit même le (1) Op . cit., p . 43 et 44. (2)Je ne sais ce que M . de Bonnard appelle grappe, à moins qu'il ne s'agisse de rognons phosphatés englobés dans un sablon ocreux et siliceux, appartenant à l'étage albien (Gault), sablon qui a pu être employé dans les forges de la plaine de la Saône . Ces dépôts albiens se trouvent disséminés au nord-est et à l'est de Dijon, aux environs d'Asnières, de Bretigny, de Marsannay-le-Bois, de Tannay, de Chevigny, de Mirebeau, de Jancigny et de Bourberain . M . J . Martin a signalé les nodules phosphatés de ces lambeaux de Gault, dans le Bulletin de la Société géologique (3' sér ., t . III, p . 213 ; 1815) et dans le Journal d'Agriculture de la Côte-d'Or (t. XXXVII, p . 51 ; 1875) . Ces nodules diffèrent, comme poids, densité et dureté, de ceux de l'Auxois . Ils sont d'ailleurs bien moins riches en phosphate. (3) Voici l'analyse de Berthier faite au laboratoire du Muséum, d'après Beudant (Famille des Phosphorides, édition de 1850) : Phosphate de chaux Carbonate de chaux Argile et oxyde de fer

0,14 0,10 0,16 1,00

Berthier découvrit le phosphate en analysant le minerai de fer en grains envoyé par M . de Bonnarrl .