.MTE4Mw.MTY1ODQ4

De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
Révision datée du 28 juillet 2014 à 17:53 par ::1 (discussion) (Page créée avec « 1877 . ' COLLENOT . — PHOSPHITE DE CHAUX DE L AUXOIS . 675 certaines carrières et dans les contrées exploitées pour l'extraction des nodules, le phosphate de... »)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à : navigation, rechercher


1877 .

'

COLLENOT . — PHOSPHITE DE CHAUX DE L AUXOIS .

675

certaines carrières et dans les contrées exploitées pour l'extraction des nodules, le phosphate de chaux est assez répandu dans le limon ferrugineux qui recouvre le calcaire à Gryphées arquées de l 'Auxois ; cependant il est loin d'exister partout, et dans beaucoup de points il ne donne que des traces. Puissance du limon . — L' épaisseur du limon est très-variable ; elle peut, suivant les lieux, n ' être que de quelques centimètres ou s ' élever à deux ou trois mètres et plus . Ce limon, de couleur jaune foncé, assez souvent noirâtre, avec grains de fer, est connu dans le pays sous le nom de Mctchefer ou de Cran . Il est argilo-ferrugineux et presque toujours ne fait pas effervescence avec les acides. Puissance du phosphate de chaux . — L'épaisseur (lu phosphate de chaux, quand il existe dans le limon, varie entre 5 et 40 centimètres. Il se présente sous la forme d'un petit lit horizontal, ou plutôt parallèle au banc de calcaire à Gryphées qui sert de base au limon, souvent atténué par places ou même discontinu, quelquefois renflé sur une faible étendue . Dans certains points, il peut couvrir plusieurs hectares. Ce lit est formé de nodules irréguliers, quelquefois blanchâtres et le plus souvent jaunâtres, à pâte tendre, d ' une faible densité et à cassure mouchetée de gris, avec quelques veinules noirâtres . Il est à remarquer que ces nodules sont d'autant plus pressés que le lit a moins d'épaisseur . Les plus gros sont de la grosseur du poing, les plus petits de celle d'une noix ou même d ' une noisette . Tous sont plus ou moins empâtés dans une argile ocreuse qui ne diffère pas du limon ambiant. Dans les tranchées du chemin de fer, lorsqu'elles étaient fraîchement ouvertes et encore à parois verticales, le lit de nodules, après que la pluie et le soleil en avaient nettoyé les surfaces coupées, présentait l'apparence d'un vieil empierrement de route entamé par la pioche des ouvriers . Quand la tranchée, d'abord verticale, était recoupée en talus, le cordon phosphaté ne tardait pas à être masqué sous le glissement des terres. Suivant les gisements, les nodules sont d'une couleur plus claire ou plus foncée, en raison de leur teneur en fer hydroxydé (1) . Ils sont généralement à surface arrondie, mais un assez grand nombre affectent, sur une ou plusieurs de leurs faces, la forme anguleuse. La place occupée dans le limon par le lit phosphaté n'est pas la même vallée d'Époisses et de Semur, vallée de Saint-Thibault, vallée d'Arnay-le-Duc (Côte d'Or). (1) Cette teneur en fer est, proportionnellement à celle en phosphate, d'environ 6 à'1 0/0 .