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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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648

TQURNOUÉR . — TUFS DE LA CELLE .

18 juin

En sortant des terrains crétacés de Montereau, la Seine actuelle entre dans les terrains tertiaires, à 50 mètres d ' altitude au-dessus du niveau de la mer, et coule d ' abord dans une large plaine d ' alluvions anciennes (Diluvium gris), formée par le confluent des anciens grands fleuves quaternaires aux dépens de l'argile plastique et des poudingues de Nemours désagrégés . La Seine s ' engage ensuite, un peu avant Vernou, dans une vallée beaucoup plus étroite, qu'elle s'est creusée jusqu'à Melun dans la barrière que lui opposait la masse des calcaires lacustres éocènes. C'est presque à l'entrée de ce passage resserré, que se trouve, entre le village de Vernou et celui de La Celle, le petit mamelon de tuf, accolé, à un bas niveau, au flanc droit de la vallée. La disposition et la constitution géologique de la vallée de la Seine à cet endroit sont très-simples (V . Pl . XII, fig . 2) . Les flancs sont formés par l ' épaisseur du calcaire lacustre blanc, qui surmonte l ' argile plastique et les poudingues de Nemours déjà invisibles au pied des coteaux ; ce calcaire, qui forme des escarpements sur la rive droite de la Seine et sur celle du Loing, où se porte la force du courant des deux rivières, a été classé au niveau du calcaire de Champigny, parce qu'on a trouvé à sa base quelques rares fossiles du calcaire de Saint-Ouen (Cyclostoma mumia, etc .) et parce qu ' il est surmonté par les marnes vertes et le calcaire siliceux de la Brie . Ce calcaire de la Brie forme, à la hauteur moyenne approximative de 100 mètres, c'est-à-dire à 50 mètres environ au-dessus de la vallée, une haute terrasse ou plateau, sur lequel s'élèvent quelques buttes isolées, constituées par les sables de Fontainebleau avec ou sans leur couverture du calcaire de Beauce. . Ce sont, sur la rive droite, le mont de Rubrette (149 m) et le mont de Vernou (158 m ) ; sur la rive gauche, en face de Vernou, le Buisson-Saint-Nicolas (+ 130T?), entre la Seine et le Loing, et, plus au sud, la montagne de Trin (145 m). Le relief des terrains tertiaires que je viens d'esquisser a été donné par une série de phénomènes qui ont laissé des traces intéressantes dans cette petite région, et dans laquelle il faut assigner sa place au tuf à empreintes végétales. Le terrain de transport quaternaire le plus apparent et le mieux limité, qui n'est ni le plus ancien ni le plus récent, est celui des « Alluvions anciennes » ou Diluvium gris du fond des vallées, terrain de transport fluviatile, à cailloux roulés régulièrement stratifiés, empruntés aux silex de la Craie, aux galets de l ' argile plastique et des poudingues de Nemours, aux calcaires jurassiques, etc. C ' est le « Diluvium gris » de Paris, avec tous ses caractères minéralogiques, moin s ses caractères paléontologiques, qui manquent encore à peu près (Je ne puis citer qu'une vertèbre très-roulée d'Éléphant recueillie par