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1877 .
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COLLENOT . — PHOSPHATE DE CHAUX DE L AUXOIS .
» spath pesant, mêlé de spath calcaire et de minerai de fer, pénétrer » verticalement en petits filons dans le calcaire . Ce gîte paraît donc » appartenir à une formation bien postérieure à la formation calcaire; » mais son mélange de baryte sulfatée cristallisée ne permet pas de le » considérer cornme appartenant aux formations d'alluvion . » Dans ma Description géologique de l'Auxois (1), j'avais rappelé la découverte de M . de Bonnard ; mais alors je n'avais pas encore remarqué la présence du phosphate de chaux ; car, depuis l' ouverture du canal de Bourgogne, dont les tranchées gazonnées ou empierrées no laissaient plus paraître la coupure à vif du limon ferrugineux et argileux, aucun travail suivi n'avait été entrepris dans l'Auxois ; les carrières de calcaire à Gryphées, s ' ouvrant ordinairement, pour éviter des découverts inutiles, dans les points déclives où le limon, d'une épaisseur insignifiante, a été presque entièrement emporté par les eaux, ne pouvaient, dans la plupart des cas, mettre en évidence les nodules du précieux minéral signalés par le savant Inspecteur général des Mines dans les argiles ferrugineuses de notre région . J ' avais bien observé dans les bancs du calcaire à Gryphées certaines taches grisâtres, ordinairement de forme arrondie, mais je les avais attribuées à l ' altération de la roche . J ' en reparlerai ci-après. Ce n ' est que vers le mois de juin 1872, à la suite de fouilles pratiquées sur le trajet du chemin de fer de Cravant (Yonne) aux Laumes (Côte-d'Or), qu'en visitant une de ces fouilles ou trous de sonde dans la contrée portant le nom de Champs Languis, à l'ouest et près de Semur, j 'observai parmi les rejets limoneux extraits du trou de sonde, une certaine quantité de fragments à cassure terreuse que j'attribuai d'abord à des produits de transport provenant de roches à demidécomposées . Cependant, en cherchant quelle pouvait être la provenance de ces fragments plus ou moins arrondis, et en examinant leur texture, je me demandai si je n ' étais pas eu présence des nodules phosphatés signalés par M . de Bonnard à Saint-Thibault . Je fis quelques expériences grossières, en soumettant ces débris à l ' action de l ' acide nitrique étendu d' eau et en ajoutant quelques gouttes d'ammoniaque à la liqueur filtrée ; cela me donna uu précipité gélatineux de couleur laiteuse, indice de phosphate de chaux. Afin d ' arriver à un résultat plus certain et de connaître la teneur en phosphate de ces fragments, je m'adressai à M . G . Ville, et je lui envoyai, le 30 décembre 1872, des échantillons, en le priant de vouloir bien contrôler mon expérience et me donner, s 'il était possible, les résultats d'une analyse quantitative. (1) P . 412 ; 1873 ; et Bull . Soc . des Sc . hist . et nat . de Semur, 1871, p . 31.
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