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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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1877 .

TARDY . - S . E . DU BASSIN DE LA SAONE .

703

du bassin, je me suis surtout appliqué à la partie moyenne des coupes. Cette étude avait aussi un autre intérêt, celui de bien déterminer la succession des diverses faunes qu'on y rencontre, et elle était en outre facilitée par la proximité du chemin de fer de Bourg à Lons-leSaulnier. J'ai pu ainsi constater la régularité des diverses assises, leur succession et leur disposition en bords de cuvettes concentriques dont la ligne de plus grande pente se dirige vers le centre du bassin . Dans la région située à peu près à mi-chemin entre Bourg et Coligny, la ligne de plus grande pente des couches plonge vers l'ouest dans la direction de Montrevel ; au nord-ouest de Coligny elle plonge vers le sud-ouest, un peu à l 'ouest de Montrevel ; près de Louhans et de Saint-Nizier-leBouchoux, elle plonge vers le sud-sud-ouest, toujours à peu près dans la direction du même point. Ce serait donc vers Montrevel ou au sud-ouest de ce bourg, que se trouveraient le centre du bassin et les assises les plus récentes, les dernières de la Bresse, qui ont dû être immédiatement suivies par les dépôts erratiques de la fin du Pliocène. Cette étude m' a montré que toute la série géologique de la Bresse doit être formée des seuls terrains que j ' ai rencontrés, c'est-à-dire de marnes, de tufs, de sables et de dépôts de chailles disposés en couches alternantes et d'épaisseur variable. Les marnes débutent toujours, à la base, par des lits bleus, compactes, résistants, dans lesquels on ne trouve généralement pas de fossiles ; mais vers la partie supérieure des marries on rencontre assez souvent des débris de grands Planorbes . Ces marnes sont très-calcaires et néanmoins très-plastiques . Au-dessus des couches à Planorbes, elles deviennent généralement un peu noirâtres et fossilifères ; on commence à y apercevoir des débris de lignite ; cependant, Iorsqué le lignite devient abondant, on ne trouve plus de coquilles ; mais on en revoit quelquefois d'autres au-dessus des lignites, soit dans des marnes, soit dans des sables marneux et noirâtres . Enfin, au-dessus des marnes bleues qui recouvrent les lignites, on trouve souvent des marnes feuilletées blanc-jaunâtres . Leurs feuillets et leur texture m'ayant rappelé les marnes à Annélides supérieures au Gypse de Paris, ,j'en ai effeuillé beaucoup de morceaux, mais sans y rien rencontrer. Toutes ces marnes, quand elles sont près de la surface du sol, se transforment en une argile jaune, veinée de bleu et de rouge dans le sens vertical, et se confondent ainsi avec la base de la terre à pisé, qui présente ce même caractère, dû sans doute aux oxydations et aux désoxydations produites sous l'influence des eaux d'infiltration . Il est à regretter que l ' étude des bois fossiles ne soit pus faite, car dans