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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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28 et à ciel ouvert. Aussi ressortent ou lcs caractéristiques plus clairement. de celles-ci Ce même tableau 59 A reprenant dix années recen- sées, pendant lesquelles 1c cadre des statistiques d’ac- cidents est resté inchangé, permet d’établir des moyennes pouvant servir de références. Le tableau 59 B faisant état de la nouvelle claseiñn cation plus détaillée des accidents du jour, signalée toi-dessus, reprend cette fois les années 194T à 1950 inclus. Le tableau 59 C donne le nombre de victimes trois millions de postes, ' par distinguant les tués et les incapacités permanentes pour chacune des années 1935—1938 et 1945 à 1950 inclus. L’examen des tableaux 59 A, 59 B, 59C ct des éléments antérieurement publiés conduit aux observa— tions suivantes en : Dans les mines de houille et de lignite, le nombre des tués fond rapporté aux 3 millions de postes est passé de 12,5 en 194? à 13,8 en 1950 en passant par 10,4 en 1949. L’année 1950 a été défavorable, seule l’année 1938 a eu un chiffre inférieur (8,8) à toutes les années de 1920 à 1950. On avait pu précédemment considérer la sécu- que rité d’avant guerre s’était en 1945 et 1946 rétablie au jour, les résultats de ces deux années sur— classaient (les tués 5,9 efï'et en au jour (4-3,?) aux 1947, passé 6,8 en 1948, revient à 5 en 1949 remonter à 6,2 en 1950. L’amélioration de 1a à en pour de l’année 1938 (4). Le nombre 3 millions de postes, remonté à ceux situation que avions 1949 n’était malheu- reusement que provisoire à cause des nombreux acci- dents pour roulage et causes diverses dans le Nord- nous eue en Pas-de-Calais. Il s’ensuit pour l’ensemble du fond et du jour une aggravation sensible du nombre des tués à 3 millions de postes, passant de 3,3 Les incapacités en 1949 à 10,9 permanentes rapportées en a? de tués au fond que l’année précédente. Le nombre de tués au fond rap. porté à 3 millions de postes est passé de 22,9 en 1949 à 24 en 1950 et au jour de 5,4 en 1949 à 8,5 en 1950. 11 v a encore, dans les minas de fer, plus du double de tués par éboulements, chutes de blocs au fond que dans les mines d’autres substances et près du triple que dans les houillères. Il v a eu au fond 3 tués 4 tués par ont eu aussi bien encore accrues en et 1950 plus par explosifs, roulage et 4 tués par causes diverses. Quant au jour, il n’y a pas de tué par éboulements, 5 par roulage, exploitations des voies ferrées et 1 par causes diverses. Les incapacités permanentes qui avaient, (109,2 au recommencé à augmenter en fond, 1947 fond qu’au jour se sont (1723—633), 1949 {202,1—61,2) au 194B (22153655). 1946 à la Grande-Brctagne plus autres * augmentation 20,9 contre 11,6 en 1949. Le jour s’est lui aussi aggravé 4,7 contre 2,4 en 1949. Le nombre de tués aux 3 millions de postes pour l’en- semble fond et jour est de 11 contre 6,2 en 1949, s’approchant ainsi des mines de houille et de lignite (10,9) soit 2,“.3 de celui des mines de fer. Les incapa- l’ensemble fond rement et sont jour, aggravé. améliorées pour le fond alors que le jour s’est légè— â: à: 1920-1934, plus favorable que la période de 1935-1944. Remonté à 27,2 en 1947, à 27,6 en 1948, il redescend a 20, 3 en 1949 pour remonter à 35,3 en 1950. L’amé- lioration du jour se poursuit, ce même nombre passant de 16,3 (3111947, 12,3 en 1948 et 6,2 en 1949 à zéro 1950. Les incapacités permanentes rapportées également à 10 000 ouvriers se sont améliorées au fond par rap- port à 1949, passant de 31,1T en 1947, 35,3 en 1948 ct 62, 6 en 1949 à. 51,9 en 1950 ce qui porte les incapacités permanentes fond ct jour à 35 (40,5 en 1949). a: Dans les carrières à ciel ouvert, les nombres de tués et d’incapacités permanentes rapportés à 10000 ouvriers sont respectivement de en 1947, 8,4»16,6 passés 1948, 123-13,? 10-11,6 1949 à 12 et 16,1 en 1950. Les nouvelles statistiques des accidents montrent l’importance des accidents par causes diver- ses et surtout les éboulements. en en :9: s: En qui tk les mines de combustibles minéraux solides les tableaux 59 D et 59 E donnent concerne comparaison divers pays producteurs quant nombre des tués rapportés à 3 millions de postes une au ce fond et jour ou entre au avait le deuxième rang et repris celuivci en 1946 et 194? est passée en 1948 au quatrième rang pour regagner on 1949 la troisième place qu’elle on LA LA conserve 1950. en plus “les MAIN-D’ŒUVRE SÉCURITÉ 1° Mines de houille. - Comme l’année d’efi'ectifs, qui d’avant, il v a eu une permet de supposer une meilleure sélection à. l’embauche et une amélioration de la qualité moyenne du personnel. Dans le même professionnelle se sans, développe années donne de bons résultats. depuis Toutefois, plusieurs ces suppositioins globales ne peuventêtre précisées dans des cas particuliers. Citons que statistiquement parmi eux les Houillères du Bassin d’Auvcrgne, pour lesquelles le Service des mines a étudié en 1949 u'ne manière approfondie des statistiques tres détaillées l’ensemble des ouvriers de toutes orrglncs. Il a établi que la fréquence des accidents au est moins chez les embauchés fois forte plus sept d’un an que chez ceux travaillant depuis plus de pour iond depuis l3 ans, mais moins de 30 ans; ce qui confirme la nécessité d’encadrer très soigneusement les nouveaux embauchés, au lieu de les laisser se débrouiller seuls. d’adaptation'son suffisante n’étant Il semble que la période minima d’environ six mois, une adaptation d’ailleurs acquise qu’après deux ou trois ans de travail. Au-delà de trente années de travail au l’ouvrier devient plus sensible aux accidents; le travail doit donc tenir Compte des capacités physiques et de l’ancienneté. Cette même étude a montré que la fré- de le des accidents chaque passe quence million de tonnes de charbon extrait. Sur le premier tableau (59 D), les Pays-Bas qui occu- paient depuis 1937 le premier rang l’avaient cédé en jour chômé maximum, par forcement de la surveillance. La nécessité de procéder un lendemain ce qul appelle un ren- professionnelle méthodiquement à la subalterne On. hiérar- de maîtrise précédemment formés ct sur le tas a. peut une remise en ordre de la obtenir ainsi espérer cbio qui. tiendra compte des résultats pomt au de vue sécurité. Mais un petit bassin peut difficilement envisager la création d’écoles pour la Les surveillants sont généralement recrutés parmi les bons piqueura. Malheureusement rien prouve ne un bon agent de maitrisc. De bon ouvrier fasse qu’un obtenus accepter-ces plus grande attention et règles de sécurité auraient une maîtrise: ‘ meilleur un très respect des souvent permis d’éviter l’accident ou d’atténuer ses consc- quences. Dans les roulages, plans inclinés, pults et bures, les tirs des mines, au moins 70 % environ des accidents auraient pu être évités dans les bouillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais, 80 % dans un autre bassin. Dans le Nord-Pas-de-Calais, sur 40 accidents mor- tels par éboulements et chutes de blocs ayant occa- sionné la mort à 46 ouvriers, 13 seulement peuvent être considérés comme imprévisibles et se rattachant Les fautes risque professionnel. au mises mettent en cause tant et erreurs les ouvriers que con}- la mai- trisc subaltemc ou supérieure. Elles confirment la nécessité d’une discipline plus stricte dans l’observa— tion des règles de sécurité; ainsi qu’une action Cl'll'ÎCtE tous les membres dc la corporation sur 2° Autres mimerc. exploitations. Les efi'ectifs dans les mines de fer et dans les mines les d’autres substances ont peu varié; par contre, dans ont à ciel ouvert, ceux-ci sensiblement diminué. Les Nord-Africains semblent carrières souterraines à l’origine de Les fautes de houille à plus et d’accidents que les et erreurs sont l’origine de la comme ouvriers. les autres pour InlIIBS des accidents. C’est blocs de ceux par chutes plupart plus particulièrement le cas de la maîtrise est maintenant admise. Dans ce domaine, les Homllères du Bassin de Lorraine ont mis au point en 1949 la formation à plusieurs degrés, coordonnée pour tout le bassin et comportant le perfectionnement des agents formation bons ouvriers sont peu enclins à a la de leur salaire de surveillants, postes piqueur tâche pouvant être supérieur au salaire des momtcnrs. La condition physique du personnel, jadis alterec par les restrictions, est redevenue normale. Cependant la. majorité des accidents résulte toujours de fautes et d’erreurs; diminution fond, * a: son 1a formation il! Dans les carrières souterraines, le nombre de tués au fond rapporté à 10 000 ouvriers avait en 1946 avec 24,5 rejoint sensiblement la moyenne de la période de en : pays. A. INFLUENCE nette et .Belgique pendant la guerre perdu qu’elle avait longtemps détenu, qui CONDITIONS DE LA SÉGURETÉ EN 1950 13ans les mines d’autres substances, le nombre des tués au fond rapporté à 3 millions de postes est en se La France 3 3 cités permanentes 1947“ à la et en euæmêmes dans mornes occuper pour ces années que le 3e et 4° rang, mais ils ont repris en 1948- 1949 et 1950 la première place, distançant de beaucoup ne les à 3 millions as Les mines de fer (Bilé—58,0) diminution une 1950. de postes parties en 1920 de 49,5 pour le fond et 42,5 pour le fond et jour, sont passées en 1938 à 178,1 et 141,1 pour atteindre les nombres records pour l’année 1950 de 384,6 et 296,3. 1: 1946, présenté 46,0 au jour} mais en de éboulements résultant très souvent de l’unpru— dense des ouvriers qui ne purgent pas suffisamment le toit ou les parements ou les purgent mal, faute d'un de examen préalable attentif et soigneux des ou travail. La maîtrise, indécise, elle devrait zpnes principe, est trop hécatante et être plus exigeante en matière de en sécurité. la de du de la stabilité personnel, L’importance cipline, de la compétence et de l’action de s’affirme remarquablement par la mines de houille et des carrières. La ces dernières plus du double alors des risques naturels relatifs, cette devrait être renversée. _ dis- lamanrise des comparaison mortalité est dans que, compte même tenu proportlon