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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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HÉBERT . — CRAIE SUP .

DES PYRÉNÉES .

4 juin

encore, et c'est ce que montre mon tableau de classification . Les lignes horizontales qui expriment le synchronisme des assises, et que je puis tracer sans hésitation pour une grande partie de l'Europe, s ' arrêtent devant la colonne verticale des Pyrénées . Il n' est donc pas exact de dire, comme le fait M . Ieymerie, que je place au-dessous de la Craie de Meudon le calcaire à Micraster Tercensis de Tuco (colonie de M . Leymerie) . Non-seulement mon tableau n'indique pas cela, mais, à s ' en tenir à la place absolue des lignes, il indiquerait même le contraire . M . Leymerie a raisonné comme si j'avais prolongé les lignes horizontales dans la colonne affectée aux Pyrénées, et il a ainsi donné à mon tableau une signification qu'il ne comporte pas . De même, M . Leymerie me fait placer dans la Craie inférieure les couches à Cyrena Garumnica, ce qui est, de sa part, une méprise complète. Troisième point . —M . Leymerie rapporte à la Craie de Maestricht le calcaire à Hemipneustes des Pyrénées, et affirme qu'il n'y a rien de commun entre la Craie de Maestricht et l'étage danien, rapprochement qu'il a, ailleurs (1), qualifié d'erreur. J' avoue que j'ai été fort étonné (le cette qualification . M . Leymerie aurait pu se reporter à la note dans laquelle M . Desor a créé cet étage danieft (2), et à la discussion qui a suivi la présentation de ce travail ; il aurait vu que non-seulement M . Desor inclinait à rapporter la Craie de Maestricht à son étage danien, mais que MM . Deshayes, Graves, Michelin, d'Archiac, etc ., partageaient cette opinion . Au lieu de dire qu ' elle est une erreur, M . Leymerie ferait mieux de donner des raisons à l ' appui de la sienne. Il est vrai qu'Ale . d'Orbigny a placé la Craie de Maestricht dans son étage sénonien . J'ai dit (3) pourquoi j'avais agi autrement, suivant en cela l'exemple de d'Omalius, de Dumont et de d'Archiac, etc ., qui n'ont jamais eu l'idée de confondre en un seul groupe la Craie supérieure de Maestricht et la Craie blanche sénonienne, comme le fait M . Leymerie . Mais je ne me suis pas borné à invoquer l'autorité de mes devanciers . Dans mes communications à la Société géologique (4) ou à l'Académie royale de Belgique (5), j ' ai montré les analogies si remarquables de la Craie de Maestricht et du Calcaire pisolithique ; j'ai cité quelques-uns des fossiles communs que ces dépôts renferment . Lors de la présentation à la Société de la Monographie des Gastéropodes de la (1) Mém . sur le terr . crétacé du Midi de la France (Rev . Sc . nat., t . VI), p . 14 ; 1877, (2) Bull ., 2° sér ., t . IV, p . 119. (3)Bull ., 3° sér ., t . III, p . 596. (4) Bull ., 2° sér ., t . X, p . 178 ; 1852 ; etc. (5) Bull . .4c . R . Belgique, t . XX, n° 3 . 4