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T0URNOUlR . — TUFS DE
LA CELLE.
18 juin
question me paraît maintenant devoir constituer une espèce distincte et éteinte du groupe de l'H. fruticum ; il n'y a donc pas à en tirer la conclusion que la coquille de La Celle est un type de l'Europe méridionale ; on pourrait conclure seulement, de la forme généralement grande et très-déprimée de cette coquille, à un climat de plaine et très-humide . Quant au grand Zonite, j'ai reconnu de même que ce n'était pas le Z . acies de la Dalmatie, ni le Z . Geînonensis de la Vénétie, mais un type perdu, fossile aussi en Allemagne, tout aussi voisin du Z . verticillus, qui vit dans les Alpes autrichiennes de Salzbourg, etc ., que des deux autres ci-dessus cités ou du Z . Croaticus de la Croatie. Ce n'est donc pas tant un climat plus méridional qui est accusé, pour moi, par la faune malacologique, comme par la flore des tufs de La Celle, qu'un climat plus humide et plus tiède, et qu'une plus grande diffusion, à ce moment de l'époque quaternaire, de la flore et de la faune européennes. Cette plus grande diffusion, continuation sans doute et résultat de la diffusion qui existait à l'époque pliocène, était due probablement à la généralité des conditions climatériques dont je parle, humidité et moyenne de température assez élevée, dans toute l'Europe ; conditions qui résultaient probablement elles-mêmes du voisinage d ' une plus grande masse d' eau étendue sur l'Europe septentrionale et orientale. L'Europe a été en effet, pendant une grande partie au moins des temps quaternaires, plus insulaire qu ' elle ne l'est aujourd'hui, et elle a dû être, par conséquent, plus généralement sous l'influence d ' un climat maritime, très-humide et éloigné des extrêmes d'un climat plus continental. En étudiant la signification de la flore et de la faune des tufs de La Celle, il ne faut oublier ni ces conditions générales de l'Europe à ce moment, ni les conditions locales et particulièrement favorables dans lesquelles ce point pouvait se trouver . Aujourd'hui encore, la forêt de Fontainebleau, les environs de Moret, le coteau même de Champagne, qui touche La Celle, sont des stations favorisées pour la botanique. Peut-être même la mer pénétrait-elle à ce moment-là plus profondément dans le bassin de la Seine qu'elle ne le fait aujourd'hui ; l'égalité de niveau, reconnue au gravier gris depuis Montereau jusqu'à Meulan, le ferait supposer ; et peut-être ce voisinage plus grand profitait-il à la station végétale et malacologique de La Celle. Il ne faut pas oublier surtout ce qui s'observe, de nos jours encore, sur notre littoral océanique et sous l ' influence de certaines conditions locales . L'excès de température supposé nécessaire à la flore de La Celle'par la présence du Figuier, du Laurier, de l'arbre de Judée, etc .,