Annales des Mines (1855, série 5, volume 7)
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DESCRIPTION DES MINES
examen du surveillant. Après l'enlèvement des lauzes ou parties schisteuses stériles, on arrose de nouveau ; ce qui reste sur le tas est alors divisé en minerai de criblerie et minerai de bocard. En définitive, les produits du débourbage et de la classification du menu sont donc: Minerai de criblerie Minerai de bocard. . Stérile. Bourbes et poussières
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Envoyés séparément aux ateliers. reste sur les haldes. envoyés au bocard à eau.
L'atelier de triage et débourbage, placé à la sortie du Bosviel, 2' plan, est desservi par le personnel suivant : Un surveillant à 2 francs par jour, occupé 280 jours Personnel du triage. environ par an. Prix des journées de trieurs.
20 à 25 trieurs ou trieuses sur lesquels il y a 5 ou 6 casseurs. Les premiers sont payés à raison de 0e,20 par char de 5 à 600 kilogrammes venant de la mine : les bons trieurs peuvent élaborer 4 à 5 chars dans une
journée de 12 heures ; les plus faibles, 5 à 4. Quant aux casseurs, ils peuvent, entre cinq, préparer 5 à 6 chars de 5 ou 600 kilogrammes et reçoivent 0,20 par char, ce qui porte leur journée moyenne à i franc ou
Il y a de plus, dans cet atelier, quelques enfants pour disposer les minerais sous les hangars, le long du chemin de fer ; enfin 5 ouvriers sont occupés au roulage extérieur. Le transport des produits de cet atelier à l'usine se Transports extérieurs des mines fait, pour les minerais de bocard , dans des wagons de à l'usine. 8o o kilogrammes, sur un chemin de fer suivant la pente de la montagne jusqu'à une estacade placée près de la fonderie ; pour les minerais de criblerie, dans un tombereau traîné par un cheval. Le roulage en wagons, du Bosviel à l'estacade, est payé Of ,20 par wagon. Quant aux frais de transport du minerai de criblerie , ils peu-
vent s'élever à 0,20 ou 0r,25 par tonne de criblerie amenée à l'usine.
ET USINES DE LA LOZÈRE.
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Les ateliers de préparation mécanique, comme
la Ateliers de pré-
fonderie de Vialas , sont installés au confluent du Luech
rea
erefisé
et du ruisseau de la Picadiere, à une distance de 7 à (siiiiic:iuisstgi,),n 800 mètres de la sortie des minerais ( Pl. I ) . C'est sur une voûte jetée au-dessus du ruisseau de la Picadière que sont établis les labyrinthes et autres accessoires des ateliers. A droite du ruisseau est la fonderie avec ses dépendances et un seul atelier de bocards à eau ; à gauche, sont aujourd'hui trois autres ateliers de bocards à eau, celui de criblerie , les magasins et les maisons de direction ou d'employés. C'est là qu'on avait, dès l'ouverture des mines en 1781, établi d'abord un pocarcl à eau avec tables dormantes et schlammgraben. Le bocard n'eut d'abord que 6 pilons ; en i 786 on le porta à 9. Jusqu'en 18o4 ou 8o5, on pilait le minerai riche ou massif à la main ; ce n'est que vers cette époque qu'on installa la criblerie. En 182 1, les ateliers comprenaient
1° Un bocard à eau de g pilons 20 Une première laverie, de 5 ou 4 schlammgraben et de 16 tables jumelles ; 5° Une seconde de 18 tables jumelles ; 4. Une criblerie composée d'une batterie de 4 pilons à sec, de tamis et cribles à la cuve. En 1828, on transféra la fonderie de Villefort à Vialas,
en même temps les ateliers de préparation s'augmentèrent d'un bocard à eau. En 1858 et 1859 , les tables dormantes ou jumelles furent remplacées par des tables à secousses ; le schlam-
graben ne fut conservé que pour le lavage de certains produits de criblerie. Le système de construction des bocards à eau fut changé, et de cette époque jusqu'en 185o , les ateliers restèrent composés de deux hocards à eau, avec tables à secousses en nombre suffisant pour
