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Annales des Mines (1856, série 5, volume 9)

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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

dence , en notant les précautions prises pour le choix et la conservation de l'échantillon L'eau probablement absorbée après la cuisson ; L'acide carbonique, qui peut provenir d'une cuisson imparfaite, ou de l'action ultérieure de l'air; La chaux à l'état de sulfate ; La chaux combinée avec l'acide carbonique; La chaux libre soluble dans l'eau ; La chaux et la magnésie qui doivent être combinées avec la silice seule, ou bien avec la silice et l'alumine; L'alumine et la silice combinées avec la chaux et la magnésie ;

L'oxyde de fer, pour lequel on doit noter si, d'après l'aspect de l'échantillon, il doit être considéré comme

matière inerte, ou comme combiné avec la silice et les bases;

L'argile et sable inertes, dont la forte proportion implique la mauvaise qualité de la matière proposée. On réunit dans un tableau spécial la silice, l'alumine , la chaux, la magnésie, qui peuvent être considérées comme actives dans la prise, et l'on calcule les proportions d'oxygène contenu dans tous ces corps ; leurs rapports offrent, comme nous le verrons bientôt, un intérêt très-grand. On peut classer l'échantillon proposé parmi les chaux hydrauliques ou les ciments, suivant que la proportion de chaux libre est forte ou faible ; mais cette classifica-

tion ne saurait être bien précise, parce que le mode d'emploi exerce une grande influence sur la rapidité de la prise sous l'eau, et que dans certaines circonstances les chaux hydrauliques peuvent se comporter à peu près comme les ciments.

Nous reviendrons plus en détail sur ce sujet dans la seconde partie de notre travail.

SUR LES MATÉRIAUX HYDRAULIQUES.

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C. Analyse des ciments et des mortiers immergés deL'analyse des mortiers et cipuis un certain temps. ments employés dans les constructions à la mer ne peut

donner des résultats utiles que si l'on peut réunir des documents bien complets, et si d'ailleurs le choix des échantillons est fait avec le soin convenable. Il faut bien

connaître la composition des matières premières employées, les conditions dans lesquelles la construction a été faite, l'état de conservation plus ou moins parfaite, les circonstances extérieures qui ont pu les favoriser,

telle que le recouvrement par des coquilles marines, par des herbes ou même seulement par de la vase. Il faudrait pouvoir obtenir des séries d'échantillons correspondants aux divers états des matières, et pris à différentes distances de la surface. Cette dernière condition ne peut que bien rarement être satisfaite, puisqu'ilfaudrait démolir la construction , au moins en partie.

Assez fréquemment il n'est possible de se procurer que des fragments provenant des parois, et dans ce cas

les enseignements donnés par l'analyse peuvent être très-utiles, mais ils ne suffisent pas pour l'étude complète des actions chimiques qui déterminent la prise, et de celles qui ont pour résultat la décomposition plus ou moins rapide. Des échantillons proposés il faut séparer mécanique-

ment, autant que possible, toutes les matières inertes, les fragments de pierres, les blocailles , le gros sable, afin d'arriver plus sûrement à déterminer la composition chimique des hydrosilicates , seuls utiles pour la résistance aux actions de la mer. Il reste toujours une certaine proportion de sable fin, souvent considérable, et qu'il est impossible d'éliminer mécaniquement : ce sable renferme quelquefois du carbonate de chaux, qui empêche par sa présence de reconnaître l'influence de

Considérations générales.