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Annales des Mines (1843, série 4, volume 3)

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DANS LE NORD DE LA. FRANCE.

pied de la séparation. La fosse étant desservie par douze hommes , les postes sont de quatre hommes

dans les parois du puits, et dans laquelle viennent se rendre les ouvriers chargés du transport sou-

travaillant pendant six heures. Un instant avant

de mettre le feu, trois ouvriers montent à chelle et se mettent à l'abri dans le goyau, le quatrième met le feu et se hâte de rejoindre les trois .premiers.. A mesure. que la fosse s'approfondit, on ajoute des. échelles en fer, ou l'on descend l'échelle en bois, et comme la séparation descend aussi jusqu'aux dièves , le goyau peut leur servir de refuge jusqu'à ce niveau. Dès que la séparation est fermée ils se retirent dans les galeries provisoires; l'échelle en bois est toujours fixée solidement aux roues de maçonnerie et aux roues à gargouilles, et au besoin à la maçonnerie elle-même.; les échelles en fer, au contraire, étant pendues à la première sont toujours flottantes. Leur nature et leur disposition les garantissent suffisamment contre les 'coups de mine. Les ouvriers de ce pays ont l'habitude de se -

faire enlever rapidement par la tonne dès que 11

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PERCEMENT DES PUITS DE MINES

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Fini d'eux a mis le feu à la mèche ; mais ce système. peut occasionner des accidents soit au jour soit au fond, et il n'est guère praticable quand les déblais sont enlevés par une machine il vapeur; elle n'obéit pas subitement comme un manége ,

et les mineurs pourraient se trouver àne trop petite distance au moment de l'explosion, par suite des lenteurs nécessitées par la mise .en marche ; ou bien il faudrait des mèches beaucoup plus longues. Dans les deux cas il y aurait perte de temps, et dans le premier cas, il y aurait danger pour les ouvriers.

Accrochage. (Pl. IX,jig. 23, 24.) On ap-

pelle ainsi une espèce de chambre pratiquée

terrain. Les charbons y sont déposés ou jetés

immédiatement dans les tonnes dont les gueules sont à peu près au niveau du sol de la chambre. Les dimensions des accrochages varient suivant les localités et l'aménagement des travaux; voici les plus ordinaires Longueur (depuis la paroi de la fosse » jusqu'à la galerie de roulage) ci 2',5o Largeur en dedans de la maçonnerie. Hauteur sous clef ( depuis les tonnes 2m,75 jusqu'à la galerie de roulage) ci Largeur du potiat (c'est le lieu de dépôt des tonnes) in1,3o Profondeur du potiat Distance entre la tête de l'accrochage et 5',5o le seuil du potiat, ci.

La partie de l'accrochage comprise entre le potiat et la galerie de roulage est muraillée ; ses parois sont d'une -brique, la voûte est en plein cintre d'une brique d'épaisseur; le sol est pavé avec des plaques de fonte. Il importe que les roues à gorges des chariots servant au transport souter-

rain , ne s'encrassent pas en quittant les rails; il faut alors paver l'accrochage en grès, en planches ou en fonte. Le grès serait trop raboteux et rendrait pénible le chargement des tonnes à la pelle; le bois coûterait moins .cher que la fonte ; mais aussi il serait promptement hors de service. La caisse des chariots ayant un mouvement de rotation autour de l'essieu du devant on fixe à l'extrémité de ce plancher un sommier en bois ; les roues du devant viennent s'appuyer contre lui;