Annales des Mines (1856, série 5, volume 10) [Image 138]

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EXTRACTION ET TRIAGE DE LA BOUILLE

chaudière par trois tubulures ellipsoïdales de om,25 sur o'",50 d'axes intérieurs. Les fourneaux, représentés en coupes ( fig. i et 2, Pl. VIII), sont à flamme renversée. La flamme et les gaz

chauds, à leur sortie du foyer, passent sous la chaudière dont ils enveloppent la moitié de la circonférence, en circulant au-dessus d'une voûte surbaissée en briques réfractaires qui la sépare des bouilleurs, puis revien-

nent, sous cette voûte, vers la partie antérieure du fourneau, en entourant les bouilleurs, et se rendent enfin à la cheminée d'appel par un conduit en maçonnerie B, construit derrière les cendriers. Cette cheminée d'appel, qui aurait dû être établie suivant l'axe longitudinal des bâtiments, si on l'eût construite à l'époque de l'érection de ceux-ci, est une ancienne cheminée qui avait servi au passage du niveau du puits n° 12.

L'ouverture A, par laquelle ces gaz chauds pénètrent dans le conduit B, est fermée à volonté par un registre incliné C que le chauffeur manoeuvre facilement, en

agissant sur l'extrémité de sa tige D , qui passe le long de l'une des parois latérales du cendrier correspondant.

L'alimentation des générateurs, à l'aide de la machine A' (fig. 5, Pl. VII), a lieu par la partie antérieure des bouilleurs, ainsi que le montre la fig. 1, Pl. VIII, le

tuyau d'alimentation, qui part de la pompe à eau chaude, se trouvant logé dans un petit conduit en maçonnerie pratiqué en avant des fourneaux, sous le sol des chauffeurs, à l'entrée des 'cendriers. Des tuyaux transversaux se détachent de ce tuyau principal et débouchent dans le fond des bouilleurs, dont la pente vers les cendriers est de O',20 sur leur longueur. La surface de chaque générateur et de ses bouilleurs, exposée à l'action de la chaleur, est de 100"1,6129.

AUX MINES DU GRAND-110IINU (BELCIQUE).

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Si donc on admet que la surface de chauffe correspondante à la force d'un cheval-vapeur soit de 1mq, 20 en-

viron, pour des générateurs semblables, alimentant une machine ayant des intermittences de marche et d'arrêts, comme en présentent les machines yextraction , on trouve que la puissance de vaporisation de chacun des générateurs du puits n° 12, correspond à une force effective d'environ 84 chevaux-vapeur. La longueur des foyers est de 2m,4o, savoir :

de grille et o"',2o de largeur de plaque existant à la partie antérieure du foyer. Quant à leur largeur, elle est de im,8o sur laquelle existent 25 barreaux. Ces barreaux de grilles ont om,o4 d'épaisseur et un écartement de om,o4, La surface totale de grille, pour chaque

générateur, est donc de eq,0595, par mètre carré de surface de chauffe, et la surface libre, la moitié de celle-ci. La pente de la grille, vers l'autel, est de o-,15 sur sa longueur. La hauteur de l'autel au-dessus de la grille est de om,45, et celle du générateur, de om,55, mesurée au centre du foyer.

Les garnitures des générateurs et les appareils de sûreté dont ceux-ci sont munis ne présentent rien de particulier. Nous en excepterons toutefois les tubes indicateurs de niveau d'eau que j'ai cru devoir adopter, et de la marche desquels je suis extrêmement satisfait. Ces tubes indicateurs, de l'invention de M. Devaux , inspecteur général des mines 'de Belgique, se trouvent décrits pages 924 et suivantes, du tome IX des Annales des Travaux publics de.Beigique. On sait qu'ils ont pour but d'éviter les ruptures, si fréquentes, des tubes de verre des indicateurs ordinaires appliqués aux machines fixes, par l'interposition d'un réservoir d'eau et

de vapeur entre le tube de verre et l'intérieur de la chaudière. Cette adjonction ingénieuse est très-efficace ; Toi« X, '856. 18