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DES ARDOISIÈRES DU BASSIN DE L'ANJOU
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NOUVELLE MÉTHODE D'EXPLOITATION
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centre du champ d'exploitation, on La du moins placé aussi près que possible de la collectrice, dans le bardeau principal, à une distance du puits d'extraction juste suffisante pour ne pas gêner les manœuvres à l'orifice de ce dernier. On pourra de la sorte, le double jeu de chambres aidant, effectuer le remblayage d'une façon à peu près continue. Une solution très satisfaisante est celle qui a été adoptée par la Société de l'Anjou au puits n° 6 de son ardoisière de la Grand'Maison, à Trélazé. Elle a consisté à accoler l'un à l'autre le puits à remblai et le puits d'extraction, c'est-à-dire à donner au puits n° 6 (encours de fonçage et devant atteindre la profondeur de 300 mètres) une section polygonale convenablement étudiée pour comporter à la fois deux compartiments de remblayage et deux compartiments d'extraction. Dans un but de solidité, cette section présente une forme allongée perpendiculairement au fil de pierre. Le champ d'exploitation de. la Grand'Maison, dont l'étendue en direction est considérable, sera ainsi desservi par deux grands puits d'extraction : à l'Est le numéro 6, à l'Ouest le numéro 5, en service depuis huit ans déjà et par lequel a été fait tout l'aménagement intérieur de l'ardoisière. Nous ajouterons qu'au puits n° 61'extraction du schiste ardoisier se fera par cages guidées, tandis que jusqu'ici, dans toutes les ardoisières de Maine-et-Loire, les bassicots, chargés des petits blocs utilisables fournis par l'abatage et le débitage au fond, ont été suspendus directement aux câbles d'extraction ; de même que les grosses pièces de schiste ardoisîer. préalablement entourées d'une forte chaîne d'attache. Sans doute, les inconvénients d'un système d'extraction aussi primitif ont été atténués depuis quelques années, par l'emploi du guidage, auquel tous les exploitants ont eu successivement recours. Mais on ne pouvait guider lebassicot lui-même oula pièce de schiste,
blaie les autres. Le point essentiel est que la collectrice supérieure soit tracée à temps pour assurer le service des remblais, qui doivent déboucher aussi directement que possible dans ladite collectrice. A cet égard, la position théorique assignée au puits à remblai par les croquis types de la Notice de la Société ardoisière de F Anjou (1900, Exposition universelle) se trouve sur la collectrice même, aussi bien dans le cas d'une veine d'épaisseur moyenne que dans le cas d'une veine puissante comportant un double jeu de chambres. Il est alors nécessaire, dans ce dernier cas, de réserver un pilier spécial au droit du puits à remblai, à moins de placer celui-ci à l'extrémité de la collectrice, solution défectueuse au point de vue du bon équilibre du service du remblayage. Au fond n° 4 de Misengrain (Pl. IV, fig. 1 et 2) le puits à remblai avait été, — par suite de circonstances particulières, — placé assez loin de la collectrice, dans un des longs bardeaux séparatifs des chambres. Cette position a l'inconvénient de retarder le remblayage du sous-étage, qui ne peut commencer à s'effectuer que lorsque l'abatage du second banc, dans l'une au moins des deux chambres adjacentes au puits à remblai, a notablement dépassé ce puits. Il en résulte une certaine discontinuité dans le service des remblais, discontinuité à laquelle on peut, il est vrai, remédier en donnant à l'exploitation de ces deux chambres une avance constante sur l'ensemble du fond. La Notice de la Société ardoisière de F Anjou n'a d'ailleurs pas seulement posé (p. 22, § 4) le principe du puits à remblai débouchant contre la collectrice, mais elle a encore appelé l'attention (p. 32, § 4) sur les inconvénients qu'entraîne, au fond n° 4 de Misengrain, la solidarité des chambres au point de vue de l'introduction des remblais. Au fond n° 5 de Misengrain (Pl. IV, fig. 1 et 2), où iL était également impossible de placer le puits à remblai sur la collectrice même, au
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