Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.
68
LE PÉTROLE DE ROUMANIE
nagées, à cette époque, pour la combustion des résidus. En août 1907, sur 603 machines en service, 490, soit 80 p. 100, avaient subi la transformation. Sur ce chiffre, 122 sont chauffées au résidu seul, 368 sont disposées pour le chauffage mixte (résidus et lignite). Enfin 65 locomotives en cours de construction seront toutes aménagées pour le combustible liquide (18 pour les résidus, 47 pour le chauffage mixte). Nous avons décrit antérieurement les brûleurs des types Urqhardt, Holden et Koerting, employés dès le début; ce dernier, installé à titre d'essai sur une seule machine, a dû être abandonné, en raison des risques d'obstruction et de la fréquence des dérangements. Les seuls types adoptés sont actuellement les suivants : Brûleur -
Urqhardt Holden Dragu Cosmovici
4 locomotives 335 122 9 490 locomotives
Le brûleur Urqhardt s'est bien comporté sur les lignes à profil facile : il s'est montré moins satisfaisant sur les fortes rampes; la'vitesse delà vapeur, au sortir de l'ajutage conique, n'est pas suffisante pour fournir le débit de pétroleexigé. Le pulvérisateur Holden ne possède comme dispositif de réglage que des robinets d'admission, peu pratiques à ce point de vue ; l'inconvénient disparaît pour les profils faciles et dans le cas du chauffage mixte. Le pulvérisateur Dragu est un appareil Urqhardt perfectionné : le tube d'où sort la vapeur présente à son extrémité un divergent ; cette disposition accélère considérablement la vitesse du courant de vapeur et permet la production des débits nécessaires pour les fortes rampes. Le pulvérisateur Cosmovici repose sur un principe inté-
ET LE CONGRÈS DE BUCAREST
69
ressant. La combustion du pétrole exige, à poids égal, un volume d'air plus grand que celle du charbon : l'excédent correspond à la présence de l'hydrogène. Il faut théoriquement, par kilogramme de combustible, 11 mètres cubes dans un cas, 9 mètres cubes dans l'autre. Les chiffres sont moins différents si l'on considère les calories obtenues; le pouvoir calorifique du pétrole est en effet supérieur à celui du charbon (10.500 calories contre 8.080 pour le Cardiff). La production de 1.000 calories exige l lg ,330 d'air pour le Cardiff, l kg ,400 pour les résidus ; mais la différence est en pratique beaucoup plus grande. L'étalement du combustible sur la grille permet de réaliser un contact très intime de l'air et du charbon ; dans le cas du pétrole, au contraire, le contact n'a lieu que par la surface extérieure du jet annulaire ou de la lame étroite qui sortent du brûleur; la combustion est ainsi très incomplète dans le foyer, et il est indispensable de prévoir une introduction d'air de beaucoup supérieure à la quantité strictement nécessaire. La production de 1.000 calories exigerait en fait l m3 ,800 d'air dans le cas du charbon, 2 m3 ,300, soit 30 p. 100 en plus, dans le cas du combustible liquide. Cet excès d'air a des inconvénients nombreux et le brûleur Cosmovici a pour objet de les réduire. Nous en donnons (Pl. XX, fig. 2 et 3) la disposition schématique, en plan et en coupe. La vapeur arrivant en A débouche par un orifice long et étroit, B, de 0 mm ,8 de hauteur sur 96 millimètres de longueur, disposé horizontalement ; le pétrole venant de C débouche perpendiculairement au flux de vapeur par six orifices E, répartis sur un secteur circulaire. Cette disposition produit un étalement de la flamme ; l'air affluant par la partie inférieure traverse cette nappe sur toute sa largeur : les conditions sont ainsi très analogues à celles du combustible solide. Des aiguilles de réglage D, D permettent de modifier le débit de chacun des courants élémentaires ; l'égalité des débits
