Annales des Mines (1911, série 10, volume 20) [Image 83]

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ÉTUDE

SUR

LETAIN

ET

L'OR

EN

ET

BOLIVIE

SUR

LA

GENÈSE

DES

DEPOTS

163

STANNIFÈRES

peut-être elle a été formée en partie par la combinaison du

dérivé des dépôts plus anciens et ensuite précipité de la solution,

bore avec le mica noir qui existait déjà. Sans doute les réactions qui

ou encore qu'il ait été lixivié des parties supérieures d'un filon

ont eu lieu dans la roche ignée au fur et à mesure que celle-ci

et concentré en profondeur.

se refroidissait étaient compliquées, mais d'une manière géné-

Il y a cependant deux cas que nous trouvons dans les ouvrages

rale la théorie de l'origine des dépôts stannifères consiste en ce

traitant des dépôts de minerais (voir traduction de M. Weed,

que les gaz pénétrèrent de la partie inférieure du magma acide

Mure des

vers les parties déjà solidifiés et où des fentes de retrait se sont

qui montrent que le dépôt de l'étain est possible dans la na-

produites par le refroidissement de la masse ignée, et qu'en outre

ture, par l'action simple de l'eau, et sous la pression normale

ces gaz composés surtout de fluorures d'étain et de fluorures

atmosphérique. Le premier cas est celui de l'analyse faite par le professeur Meunier, de la « Geysérite siliceuse » provenant

de bore (l'étain et le bore ayant été pour ainsi dire lixiviés du

dépôts de minerais, par Beek-, pages 422 et 423) et

magma par l'acidefluorhydrique) attaquèrent les parois des fentes dans la roche acide et la roche entourante, et le fluorure a été

de la source thermale Ayer-Panas de Malacca, où 5 0/0 d'oxyde, d'étain ;

et Waldemar Lindgreen

il a trouvé dans un ar-

décomposé par la vapeur d'eau en oxyde d'étain et en acide

ticle bien connu remarque que « cette observation possède une

fluorhydrique. A son tour le fluorure de bore a été aussi déconn

très grande importance pour nos connaissances sur le dépôt

posé, et le bore mis en liberté se combine pour former la tourmaline.

de l'étain, car elle démontre que le métal est susceptible d'être

En même il y a eu, sous forme de dykes, des intrusions de ce

tenu en solution par les eaux thermales et déposé à des conditions ordinaires de pression »

A ce point de vue la série

magma même d'où l'étain et le bore ont été lixiviés dans les

d'analyses des eaux thermales de Selangor et Malacca publiée

parties supérieures du massif igné, et même ces intrusions traversèrent les roches encaissantes...

tique) par le D r Bott, ancien chimiste du gouvernement de Sin-

dans le Journal des Détroits (branche de la Société royale asiagapore, n'est pas connue suffisamment. Le D ,J Bott fait la re-

La théorie de MM. Van Hise et Sandberger, qui prétendent que la plupart des éléments métalliques des minerais sont tirés des roches ignées par les eaux sous certaines conditions spéciales, telles qu'elles ont été énoncées dans un article détaillé de M. Van Hise intitulé : « Quelques principes qui contrôlent les dépôts des minerais », n'explique pas d'une façon satisfaisante le dépôt de certains métaux, surtout celui de l'étain ; car nous savons que la cassitérite est insoluble, même dans les acides les plus actifs.

marque intéressante que la formation du terrain au voisinage

Ces auteurs citent des articles qui mentionnent des cas de dépôts de cassitérite par des sources thermales; mais ils sont en contradiction avec d'autres auteurs, et de nouveau je citerai M. Scrivenor :

des cerfs contenant du bioxyde d'étain qui a remplacé la struc-

immédiat des sources est gratinique, et que de l'étain, quoique eu petite quantité, se trouve disséminé dans la masse. Il n'a pas trouvé d'étain dans ses échantillons d'eau, et il a critiqué d'une façon peu favorable les analyses d'eau de Ayer-Panas de M. Meunier.

11 n'est pas nécessaire de reproduire

ici

la cri-

tique, il suffit seulement de dire que M. Meunier n'explique pas comment l'étain a pu être précipité à l'état d'oxyde en présence de l'hydrogène sulfuré, qu'il a aussi trouvé dans l'eau en question. Le second cas est connu par tous ceux qui ont lu les ouvrages sur les dépôts stannifères de Cornouailles. Il s'agit des cornes ture originale de la corne.

Les cornes ont été trouvées

dans

Talluvion, et une analyse d'un échantillon a donné 2,6 0 0 de bioxyde d'étain qu'on suppose avoir été précipité d'une solution. Lorsque j'étais dans le service géologique de la Grande-Bretagne, j'ai été prié d'examiner deux de ces cornes qui se trou-

les acides est bien

vaient dans la- collection du muséum de l'histoire naturelle bri-

connue, il n'est par conséquent pas étonnant du tout qu'il n'y

L'insolubilité de la cassitérite dans

tannique. Le D r Prior avait fait faire une section d'un de ses

ait pas de cas connus où le bioxyde d'étain (la cassitérite) soit

échantillons, en outre il en a analysé quelques morceaux pour