Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.
316
TRAITEMENT DU CUIVRE
une nouvelle ayant les dimensions déjà indiquées, avec des pierres préparées à l'avance. On répare aussi les soufflets, les roues, les tuyaux de conduite, les manoeuvres d'eau, etc. Vers la fin de septembre, les eaux sont assez élevées pour faire mouvoir les soufflets , et on commence une campagne nouvelle.
Ainsi, une campagne dure environ neuf
mois (i). AmélioraLe procédé de fondage, tel qu'il vient d'être fions dont le exposé, convient bien au traitement des minéproe,,m rais maigres et médiocres ; mais il est tout à fait rait mscepti,
,
Me.
impropre au traitement des minerais riches, à
cause de la grande quantité de scories cuprifères qui se forment alors dans le foyer, et de la difficulté de les y maintenir assez long-temps pour opérer leur réduction complète. Ces minerais riches, et principalement celui en boules, qui est presque uniquement formé de cuivre carbonaté pur, seraient fondus beaucoup plus avantageusement dans des fourneaux à réverbère (2), avec
du charbon pulvérisé et une petite quantité de campagne , en sorte que la capacité du creuset allait sans cesse en diminuant. A la fin de la campagne, on trouvait un énorme renard formé de grains de quartz agglutinés entre eux par des matières scoriformes , et traversé par des veines de de fer et de cuivre oxidulé. On enlevait ce renard cuivre' avec beaucoup de peine, on le réduisait en morceaux, et on le fondait avec le minerai à la campagne suivante.
On pourrait certainement prolonger la durée de la campagne ; mais il faudrait changer les machines qui sont
toutes mauvaises , et tirer un meilleur parti de la chuta d'eau dont on dispose. On verra plus tard comment une partie pourrait être. employée dans le raffinage du' cuivre noir;
DE CHESSY.
517
chaux et de scories communes aussi pulvérisées,.
que l'on ajouterait pendant la fusion. Par ce
moyen, il ne se formerait qu'une petite quantité de scories presque entièrement dépouillées de cuivre, et on obtiendrait un cuivre noir ne contenant qu'une trace insensible de fer, et probablement susceptible d'être raffiné par une simple fusion. On pourrait employer la houille de Sainte-Foy pour ce fondage, comme on l'emploie déjà pour le raffinage, et il en résulterait une économie considérable sur le combustible. Le procédé, qui s'exécute dans les fourneaux à manche, réclame lui-même quelques modifications, surtout quant à la forme du fourneau. Le gneiss qui sert à la construction de la. chemise est très fusible en contact avec le minerai la chaux et les scories, en sorte que la forme de la chemise varie depuis le commencement de la
campagne jusqu'à la fin. Entre tout es ces formes, une seule est plus convenable que toutes les autres; si on la connaissait, il est évident qu'il vaudrait mieux la donner directement à la chemise
que d'attendre qu'elle la reçût passagèrement de l'action fondante des matières; seulement,
pour la soustraire à cette action, il faudrait substituer au gneiss des briques fortement réfractaires,, comme celles dont est faite la sole : or, il est facile de connaître cette forme. En effet, il y a, dans le cours de la campagne, une époque où les fourneaux ont la meilleure marche, et après laquelle ils ne font plus que décliner. suffirait d'arrêter un fourneau vers cette époque pour huit jours seulement, et (l'observer la forme qu'a reçue alors la chemise. Il conviendrait aussi de supprimer les tables,
