Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.
334
Machine soufflante.
DE GINCLA ET DE SABORRE.
FORGES CATALANES
ouvert et une plus petite saillie de la tuyère que le charbon de bois dur (celui de hêtre ). La trompe qui donne le vent a une caisse en bois. A Gincla, le porte-vent, qui est en cuir, a
4 ou 5 mètres de long lorsqu'on
se sert de la
trompe supérieure, placée dans le réservoir du marteau : il est armé, à son extrémité, d'une embouchure en cuivre, que l'on enfonce dans la tuyère. Le.moyen de diminuer le vent consiste simplement à couder le tuyau de cuir qui l'amène au foyer. A cet effet, une ficelle est atta-
chée , par une de ses extrémités, à l'embouchure du porte-vent , et fixée, par le second bout, à un
Clou enfoncé à l'extérieur du mur du foyer. Lorsque le tuyau de cuir est droit sur tome sa
longueur, la ficelle est entièrement déroulée, et alors on a le maximum de vent. Pour le diminuer, on entortille le bout de la ficelle autour du clou, ce qui coude le tuyau. L'effet produit par là est tout-à-fait extraordinaire; il se perd du
vent par la couture du tuyau à l'endroit des coudes , et il paraît qu'une grande partie remonte clans la caisse même de la trompe, et sort,
soit en montant dans l'arbre, soit en se melant à l'eau qui sort de cette caisse. A toutes les époques de l'opération , la même quantité d'eau tombe toujours dans les arbres de la trompe. Il n'y a point de vanne qui puisse en diminuer la quantité. A la fin, lorsqu'on veut enlever le massé, on
ôte de la tuyère le bout du porte-Vent; l'eau, qui , pendant ce temps , tombe dans la trompe,
n'est point perdue, puisqu'elle sert ensuite à. faire tourner le marteau. Gros marJ'ai déjà dit que le manche de ce marteau était tcaioeiiiaiI. placé sur une ligne perpendiculaire- au une
335
, et qui divisait le foyer en derrière de la forgeL'enclume est à fleur de terre,. deux parties égales. soulever le massé pour qu'on n'a pas à de sorte du mail est suspendu le placer dessus ; le manche et les cames, au tiers de sa longueur, aux deux l'arbre de la roue trois, placées sur nombre de hydraulique, courte. Cette
appuient sur l'extrémité la plus extrémité, pressée par la carne
frappe une poutre placée au-dessus de terre pa-
l'arbre de la roue; cette poutre fait ressort, et augmente la force du choc du maraubes teau. La roue hydraulique est une roue à moins. coursier incliné à 45° au placée dans un fer, est garni de cercles en L'arbre de cette roue les cames; celles-ci sont près de l'endroit où sont est de bois. La vanne qui règle la quantité d'eau qui planche chargée d'un poids simplement une levier à glisse entre deux coulisses verticales ; un tombe dans la forge bascule, dent l'extrémité à la soulever. Ces près du gros marteau, sert aussi perdent beaucoup d'eau
sortes de vannes a-t-on l'intention de les remplacer. Le marteau
rallèlement à
est en fonte, et pèse à-peu-près Goo kilogrammes ;
la panne de ce marteau est mobile et en fer forgé; on la remplace par une nouvelle quand elle
elle est fixée au marteau de la même manière que les étampes sont adaptées aux martinets avec lesquels on façonne le fer. L'assemblage est une espèce de queue d'aronde, et on l'assujettit en enfonçant des coins dans les vides qui se trouvent entre la panne et le marteau. On trouve à cette disposition l'avantage que le marteau dure beaucoup plus long-temps : les pannes est usée ;
sont forgées dans l'usine même. Le second marteau, dont j'ai fait mention, est Deuxième marteau.,'
