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THÉORIES DE LA CÉMENTATION' 314 relie), le mouvement rapide de la masse gazeuse détermine également une production et une destruction instantanées d'oxyde de carbone dans la zone Act; en sorte que la prédominance de l'action mécanique permet d'établir à priori que la-succession des régions gazeuses dans Il ordre indiqué par la fig. 5, est un faifindépendant de toute hypothèse sur la réaction initiale de l'oxygène et du 'carbone. Si, en traitant une matière aussi complexe , je ne me trouvais obligé de me borner aux considérations indispensables au développement de mon sujet, il me serait facile de prouver que l'in-
fluence des causes mécaniques est telle dans le phénomène que je viens d'analyser, qu'elle ne permet pas même de poser la question de la réaction chimique initiale entre le carbone et l'oxygène mis en présence dans une enceinte fermée. L'exposé précédent met suffisamment en évidence les réactions chimiques sur lesquelles sont fondés les fourneaux de réduction ceux-ci sont en quelque sorte des machines ayant pour objet
de produire simultanément, dans la même enceinte, au moyen de l'air et des conibustibles si abondants à la surface du globe, l'oxyde de carbone et la chaleur qui sont les agents essentiels de la réduction et de la fusion , c'est-à-dire des deux opérations principales de la métallurgie. Il
me reste seulement à revenir sur la difficulté que j'ai déjà signalée, et à indiquer comment on peut passer de l'appareil théorique que représente la fig. 5, à des fourneaux d'un usage commode, on les matières élaborées dans la zone réductive Bb ne peuvent être réoxydées par l'acide carbonique et l'oxygène de la zone inférieure Ab.
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à si faible Si la .zone oxydante est réduitereprésente la hauteur dans le petit fourneau quej'ai indiquées, fig. 6 et dans les circonstances que atmosphérique y c est , d'une part , que l'oxygène de division, et, de est introduit à un grand état en fragments l'autre, que le carbone est employé cependant apprétrès-menus : cette hauteur est considérablement, dans ciable, et elle augmenterait des mogrande dimension, par
des appareils de faudrait en effet tifs qu'on apprécie aisément. 11la puissance dédes machines soufflantes dont on peut passerait toutes les limites auxquelles imprimer le mouveatteindre dans les arts, pour qui devraient traverser ment convenable à des gazde 3 millim. carrés, et des orifices d'admission charbon trèscirculer dans de grandes masses de donc employer peut finement concassé. On ne réussissent si bien dans en grand les moyens qui concentrer la (fig. 6), pour le fourneau d'essai en haucombustion dans une zone peu étendue l'air par des teur, et l'on est obligé d'introduire d'employer auorifices beaucoup plus larges, et fragments. tant que possible des charbons en gros de bas en haut Mais si on continuait à projeter fair qui rendans le fourneau, ces deux circonstances, de l'air, audent beaucoup plus facile la circulation résultat d'accroître raient nécessairement pour proportion, la hauteur à laquelle dans la même dépouillé l'air doit s'élever pour être complétement difficulté que d'oxygène et d'acide. carbonique. La présentent les fourneaux de réduction consiste atmosphérique donc, d'une part, en ce que l'air divisés lors de leur et le carbone doivent être peu tend à développer ce qui admission dans l'appareil, de l'autre, en ce que cette la zone oxydante; et,
