Annales des Mines (1843, série 4, volume 4) [Image 113]

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DE LA SUÈDE ET DE LA NORVÉGE.

DÉPÔTS MÉTALLIFÈRES

qui est en général très-rare dans les mines de la

Suède. Le bitume s'y rencontre, comme dans beau coup d'autres amas, en gouttelettes superficielles ou renfermé dans de petites cavités sphéroïdales au

milieu du quartz et de la chaux carbonatée, de telle sorte qu'il est évident qu'il a existé avant la cristallisation de ces deux substances.

Anthracite de Dannemora.

On a trouvé aussi quelquefois, au milieu du

minerai de Dannéniora les morceaux d'un combustible que M. Hisinger a désigné Sons le nom d'anthracite, mais qui, d'après l'examen chimique que j'en ai fait, se rapproche davantage de la houille. Cette houille, d'un noir foncé, est aigre, car il est difficile de la réduire en poussière dans un mortier sans qu'il y ait projection ; quelques

veines de quartz hyalin rougeâtre y sont mélangées. A la calcination, elle donne de l'eau acide et des produits bitumineux. Le résultat de l'incinération vu à la loupe présente des grains de quartz hyalin et une matière vert-pistache. 11 y a montré

une petite proportion de carbonate de chaux, qui fait faiblement effervescence quand on traite cette cendre par un acide. Les grains verts sont un silicate, renfermant de l'alumine et de l'oxyde de fer. J'ai trouvé dans un échantillon Eau et autres parties volatiles. .

0,218

Charbon

0,4.92

Cendres.

0,290 1,000

Ainsi, quoique le combustible se trouve dans des gneiss, accompagné de matières qui paraissent avoir subi une haute température, sa composition n'est pas celle de l'anthracite ;

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il se rapproche des houilles proprements dites.

Après avoir signalé les exemples qui précèdent, rnaéri. eé, desc. nous pouvons résumer les caractères généraux des Faux des amas de fer subordonamas de fer subordonnés au gneiss. nés au gneiss. Les sinuosités de leurs contours sont irrégu- De leur forme Hères comme celles des feuillets du gneiss. Abstraction faite de beaucoup d'inflexions , ces gîtes

se terminent horizontalement par un amincissement graduel, et quelquefois après s'être partagés en plusieurs ramifications. Ils sont très-habituellement allongés dans le sens de la schistosité du terrain. Cependant la plupart d'entre eux sont beaucoup moins aplatis, comparativement à leur longueur, que les filons proprement dits. Leurs dimensions sont tout aussi variables que De leursdimen-

leurs formes; on trouve un grand nombre de variations, depuis des rognons ou de petites veinules inexploitables, jusqu'aux gigantesques dépôts de Gellivara , en Laponie, qui ont 5.000 mètres de long sur i,000 à 3,000 de large, en comprenant toutefois les lits de roche stérile qui sont interposés. Le gîte de Dannemora , probablement le plus considérable de la Suède, après ceux dela Laponie est cependant bien au-dessous de ces

sions.

,

il n'atteint au plus que 52 mètres de puissance. Je n'ai pu constater une limite bien derniers ;

certaine dans le sens de la profondeur, même dans des mines dont l'exploitatin avait été abandonnée

par suite de la disparition de l'oxyde de fer ; cependant il paraît que l'on a rencontré du minerai en lentilles terminées de toute part, comme à l3e, près de Fossum en Norvége (1). Très-fréquemment, plusieurs de ces amas sont us sont souveiu

concentrés à côté les uns des autres; on en ren- en ,nes.fil" rectili(1) Scheerer, mémoire cité, p. 635.