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1877 .
HÉBERT . — CRAIE SUP . DES PYRÉNÉES .
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sion des faunes dans chaque bassin, et lorsque j'ai rencontré des faunes presque identiques se succédant dans le même ordre, je n'ai pas hésité à placer les couches qui les renferment, dans des cases comprises entre des lignes horizontales, pour exprimer Ieur synchronisme. Les séries de fossiles qui représentent ces faunes, déposées dans les collections de la Sorbonne, prouveront à tous ceux qui voudront s'en assurer par eux-mêmes, que ce n'est pas la présence ou l'absence de quelque fossile particulier qui a servi de base à ma classification, mais bien l'étude approfondie, faite sur place, des relations stratigraphiques des couches . Sans doute je n'ai encore donné que le résumé de mes observations ; le temps m ' a manqué pour livrer à la publicité tous les détails, toutes les pièces à l' appui ; mais cependant j'ai fourni sur quelques points, sur le bassin de Paris, sur celui d ' Uchaux, etc ., une analyse du terrain crétacé assez minutieuse pour que l'on puisse prendre une idée de la méthode que j'ai suivie, et du degré d'exactitude qu'elle comporte. Deuxième point . -117 . Leymerie trouve que je place la Craie des Pyrénées, et en particulier celle d'Ausseing, dans une position trèsdifférente de celle que lui assignent ses propres observations ; il m'accuse même de ne pas m' être suffisamment préoccupé, en dressant mon tableau, des relations stratigraphiques qui existent entre les étages . Ce dernier reproche est grave, mais tout à fait immérité ; car j ' ai fait une étude spéciale, fort attentive, de la Craie des Pyrénées . De même que pour le terrain crétacé inférieur de cette région, sur lequel j'ai fait connaître, il y a dix ans (1), des faits nouveaux, et rectifié de graves erreurs, j'aurais pu peut-être fournir quelques données utiles sur le terrain crétacé supérieur, si je n ' eusse préféré attendre la publication des dernières études de M. Leymerie . Néanmoins on reconnaîtra aisément que je suis d'accord avec lui sur la position relative des diverses assises de ce terrain ; c'est seulement dans la comparaison avec les dépôts des autres régions de l ' Europe, que se manifeste la divergence de nos opinions. Il y a dans les Pyrénées un horizon paléontologique qui constitue un repère excellent ; ce sont les calcaires à Hippurites cornuvaccinum, qui forment, dans toute l' Europe centrale et méridionale, la partie supérieure de l'étage turonien de d ' Orbigny . Toute la Craie d'Ausseing me paraît supérieure à cet horizon, dont elle serait séparée par des grès, des marnes et des calcaires ; mon tableau l'indique nettement . Mais comment synchroniser les trois assises de cette Craie supérieure avec les types reconnus dans le reste de l'Europe ? J ' avoue que je l'ignore (1) Bull ., 2' sér ., t. XXIV, p . 323 ; 186'i .