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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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1877 .

T0URN0UÉR . — TUFS DE LA CELLE .

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Laurus, Cercis, Burrus, etc . (1), qui n'avaient pas encore été rencontrées

dans nos dépôts quaternaires du Nord . L'étude que j ' avais faite des coquilles associées à ces végétaux m'avait permis, de mon côté, d'y constater la présence de plusieurs types éteints ou devenus étrangers à notre faune actuelle, entre autres celle d'une grande Helice (Zonites acies?) très-caractéristique . L'ensemble des caractères de la faune malacologique des tufs de La Celle m'avait amené à penser que cette faune était probablement contemporaine de celle due Diluvium gris» ou « Alluvions anciennes » du bassin de Paris, contrairement à l ' opinion exprimée dans la légende explicative de la feuille de la Carte géologique détaillée de la France (feuille de Sens, 1865-1870), où ce tuf de La Celle est mentionné et où il est dit qu'il appartient probablement à l'âge des « Alluvions modernes » et « parait avoir été déposé par une source émergeant au niveau de l'argile plastique » double assertion que je conteste. Cependant cette première étude m'avait laissé plusieurs desiderata. Au point de vue stratigraphique surtout, je tenais à établir, s'il était possible, les relations du tuf avec les dépôts quaternaires de la vallée, Alluvions anciennes (Diluvium gris) ou autres . Au point de vue paléontologique, quoique je fusse certain que la faune avait un caractère quaternaire ancien, cependant je ne possédais pas en 1874 d'échantillons assez satisfaisants de plusieurs des coquilles les plus intéressantes du gisement, pour m'assurer absolument de leurs caractères spécifiques, pour pouvoir les décrire et les faire figurer. Je suis donc retourné, et plusieurs fois, à La Celle ; je me suis adressé de nouveau au zèle infatigable de M . Chouquet, à qui nous devons la première connaissance de ce dépôt, et je suis en mesure maintenant de donner quelques indications complémentaires sur la position géologique des tufs et sur les caractères paléontologiques de leurs coquilles, dont je puis faire figurer les types principaux d'après des exemplaires qui ne laissent rien à désirer. Je m' occuperai d' abord de la question géologique et stratigraphique. Je rappellerai que le tuf de La Celle est situé sur la rive droite de la Seine (V . Pl . XII, fig . 1), à 3 kilomètres au nord de la petite ville de Moret, à 2 kilomètres en amont du confluent de la Seine et du Loing, lequel est lui-même à 12 kilomètres environ en aval du confluent de la Seine et de l'Yonne à Montereau. (1) Depuis, M . de Saporta a publié, dans les Comptes--rendus de l'Association française pour l'avancement des Sciences (Congrès de Clermont-Ferrand, 1876), une très-intéressante étude Sur le climat des environs de Paris à l ' époque du Diluvium gris, à propos de la découverte du Laurier dans les tufs quaternaires de La Celle .