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1877 .
COLLENOT . — PHOSPHATE DE CHAUX DE L' AUXOIS .
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Birchii) couvert d'une assez faible couche de mâchefer qui pénètre
dans les joints corrodés de la pierre . Il est exploité en carrière et se montre très-riche en noyaux phosphatés, enchâssés dans la roche ou en saillie à sa surface par suite de la corrosion, et en fossiles, dont plusieurs sont convertis eux-mêmes en phosphate. Cette résistance relative à la dissolution sur les déclivités résultant du ravinement, parait s ' expliquer par ce fait que les eaux y séjournaient moins que sur les surfaces horizontales exposées à une humidité constante et à l'action plus intense des gelées et des dégels . Aujourd'hui, sur ces mêmes surfaces horizontales divisées et assainies (1) par de nombreuses rigoles naturelles d'écoulement qui aboutissent aux lits profondément creusés des cours d'eau de la contrée, la dissolution est très-ralentie et le limon ne s'accroît plus guère (e). ORIGINE DU PHOSPHATE DE CHAUX DANS L ' AUXOIS.
Par ce qui précède, je crois avoir démontré que le limon est dans l ' Auxois, sauf exceptions dont la cause a été indiquée, le résidu de la dissolution des roches sous-jacentes, et que le cran, en particulier, provient de celle du calcaire à Gryphées arquées . Il me semble aussi que j'ai établi par des preuves suffisantes que le phosphate en nodules préexistait dans le calcaire avant sa conversion en limon ; il me reste à chercher quelle est la cause du dépôt de la phosphorite dans le calcaire. Si on examine les diverses opinions émises sur l'origine du phosphate des terrains sédimentaires, dans des gisements autres que ceux qui (1)L'assainissement et la division en mamelons paraissent contemporains du remaniement du limon, du ravinement sur les pentes et de l'approfondissement du lit des rivières, phénomènes qui doivent appartenir à la fin du régime glaciaire, tandis que la formation du cran en dépôts épais et sur place semble s'être produite après le premier creusement du bassin de l'Auxois, c'est-à-dire à la fin de l'époque tertiaire ou au commencement de l'époque quaternaire. (2) Je dois pourtant noter que dans le canton d'Arnay-le-Duc, aux environs d'une grande faille (faille de Sainte-Sabine), on remarque des surfaces de limon phosphatifères assez épaisses et fort inclinées, recouvrant parallèlement des bancs de calcaire à Gryphées également inclinés (principalement de Meilly à Vendenesse et de Chazilly à Sainte-Sabine). . D'après mes observations, le limon n'a pu se produire et surtout se conserver que sur des surfaces planes ; on est donc conduit à conclure que les dislocations qui ont causé les déclivités dont je parle sont postérieures à la formation du cran, postérieures méme à l'érosion qui n'aurait pas manqué de raviner le limon. De ce fait il résulterait que la faille de Sainte-Sabine est de la fin de l'époque quaternaire, ou que, si elle est plus ancienne, il y a eu sur ce point des récurrences relativement récentes, c'est-à-dire survenues après le creusement des vallées :