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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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COLLENOT . -- PHOSPHATE DE CHAUX DE L ' AUXOIS .

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formant transition entre le limon véritable (1) et la roche calcaire intacte (`.). Il arrive, à la vérité, que le limon (aubue et cran) formé sur place n 'est pas toujours resté en place ; il a été souvent repris par les eaux qui l'ont raviné, lavé, mélangé et entraîné dans les dépressions ou étendu en nappes superficielles au voisinage de son point de départ . Dans ces conditions, le limon de mâchefer peut contenir moins de parties ocreuses noirâtres en concrétions granuleuses tendres, mais se montrer plus chargé de grains de fer durcis par l'effet du frottement par les eaux et de l'action de l'air . Il renferme en outre de petits fragments de granite et même de roches quartzeuses et gréseuses, qui affectent parfois la forme de traînées superficielles . La plupart de ces. débris adventices proviennent des roches voisines existant dans lebassin de l'Auxois (granite, Keuper, Lias siliceux, grès houillers) . On y trouve aussi par places des chailles oxfordiennes ou bathoniennes,. dont le point de départ est plus éloigné et qui paraissent n ' être que le résidu inaltérable de terrains complétement détruits par les dénudations anciennes, que j'ai considérées, dans ma Description géologique de l'Auxois, comme contemporaines de la période glaciaire, pour des raisons qu' il serait trop long d ' indiquer ici. Ce limon remanié et mélangé est superficiel et a le caractère alluvial ; jamais il ne renferme de nodules phosphatés . Il s'étend quelquefois, comme je l'ai dit, en nappes sur des terrains différents ; c ' est ce qu' on peut constater aux gisements phosphatés de Corombles et d ' Époisses, lieux dits Le Prunier et Le Parc de Changy, où l ' aubue forme un placard jaunâtre sur le limon de mâchefer . Cette aubue, en cet endroit, ne peut provenir que des roches granitiques arénacées, situées au midi, au-delà de la profonde et étroite dépression où coule le Serein, ce qui prouverait que le transport doit en être reporté à une époque fort éloignée, alors que le Serein avait un lit moins creusé ou peut-être comblé par les glaces. Mais si les signes de remaniement par les eaux d'un autre âge sont évidents, si le limon a quelquefois été entraîné en partie ou en tota(1) Le mot limon appliqué à une sorte d'argile ; résultant de la dissolution sur place d'une roche, est peut-être impropre . Je l'ai employé à défaut d'autre expression plus convenable . Je proposerais d'emprunter aux ouvriers le nom de cran pour désigner ce mode de dépôt. (2) V . Descr . géol . Auxois, p . 414 et 537 ; et Bull . Soc . Sc . hist . et vat . Semer, 18'71, p . 33 et 156 . — Cette dissolution des roches, qui n'est pas spéciale au calcaire à Gryphées, mais qu'on remarque même dans les calcaires de l'Oolithe inférieure, t rès-active pendant la période quaternaire et probablement dès l'époque tertiaire, se produit encore de nos jours, mais avec bien moins d ' intensité .