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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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— 32 Conglomérats psendopoi'phyritiques.

Origine des gneiss, gneiss-talqueux , talc-schiste.

Roches sédimentaires.

Fixation des époques de formation des terrains.

Les couches de conglomérats psendo-porphyritiqucs de S.'Phiibert ne nous semblent pas dues à une semblable origine, ou du moins si ces roches ont été, ce qui est probable, modifiées par l'émission de roches plutoniques, il n'entre dans leur composition aucune matière d'épanchement, et nous croyons qu'elles doivent être rangées parmi les dépôts sédimentaires. Il est quelques autres roches dont l'origine ignée ou sédimentaire nous paraît incertaine, et qui probablement participent de l'une et de l'autre , ce sont les gneiss, les gneiss-talqueux que nous avons vus dans le voisinage d'Alençon se liant d'une manière intime au granité, lequel, par une sorte de dégénérescence de ses élémens, se transforme successivement en granité talqueux, en gneiss, en gneiss-talqueux, en talc-schiste. Sont-ce là des roches ignées ou bien des roches sédimentaires ; ou bien ne sont-ce pas des roches sédimentaires modifiées par l'émission du granité? Cette dernière opinion nous semble la plus en rapport avec les faits. Toutefois ce sont là des questions sur lesquelles les géologues sont encore partagés. Les roches qui doivent être considérées comme sédimentaires sont les suivantes : Les schistes argileux, les schistes micacés, talqueux et mâclifères. Ces dernières roches sont, dans la plupart des cas , suivant toute apparence, des phyllades modifiés qui doivent à l'action des granités ou autres roches ignées, dans le voisinage desquelles elles se trouvent, leur aspect cristallin. Ce qui donne appui à cette opinion, c'est le passage qu'on trouve partout de ces schistes mâclifères aux schistes argileux, en s'éloignant des massifs granitiques auxquels les premiers servent en général de ceinture. Dans la catégorie des roches sédimentaires se trouvent encore les grauwackes ou grès feldspathiques plus ou moins schisteux, les schistes ampéliteux, le quartz lydien , le quartz grenu, ou grès blanc siheeux , qui forme dans le département deux massifs principaux qui constituent les reliefs les plus saillans de la contrée. Il y a lieu de penser que ces grès ont été modifiés , en plusieurs points du dépôt quartzeux, par des agens ignés qui ont complètement masqué la nature arénacée de la roche. Enfin les poudingues et conglomérats pseudo-porphyritiques de S.'-Philbert, les psammites rouges et les roches calcaires qui alternent avec eux, sont encore des dépôts d'origine sédimentaire. La fixation précise des époques relatives de formation des divers terrains anciens, dans le département de l'Orne comme en beau-