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ENTRE LES VALLÉES DE LA POUTROYE ET DE ST e —MARIE .
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3 . Terrain houiller de St-Hippolyte et Roderen. Ce bassin , qui est le plus important du département, montre ses effleurements sur le pourtour du massif de grès vosgien . La couche inférieure consiste en une arkose souvent charbonneuse qui paraît provenir de la désagrégation du granite sous-jacent auquel elle passe . Cette arkose supporte une couche peu épaisse (le houille qui a pour toit un schiste noir argileux sur lequel repose le grès vosgien (Pl . III , fig . 44)'. Le chemin de St-Hippolyte à Lièpvre traverse, sur une longueur de 100 m ., les affleurements (le ce terrain houiller sur la lisière N . du bassin . Ils consistent en un grès à éléments moyens d ' un centimètre de diamètre au plus, dans lequel se trouvent de petites couches de schiste noir et des lits d'une véritable houille . Ce terrain est incliné de 15 à 20° O . 75° S . Le grès vosgien se montre ensuite sur une longueur de 330 ni. La mine de St-Iippolyte s'ouvre à 2500 m . O . 150 S . du clocher du village et à 1500 m . O . I°3° N de celui de Roderen, dans un vallon profond dirigé N .-S . Ce vallon, large de 500 m ., est encaissé au S . par un chaim n de granite courant E .-t) . Dans l'origine , selon Dietrich !'épaisseur de la couche charbonneuse , composée en grande partie de houille friable mêlée d'argile, variait de l"',30 à 3 m . ; elle était quelquefois surmontée par une couche de houille solide, brillante, épaisse de 50 centim . , pure , mais un peu pyrileuse . — Cette couche est assez irrégulière, souvent renflée en nids, tourmentée par des plis et des failles, ratais peu inclinée dans son ensemble . Le terrain est friable et exige beaucoup de bois pour soutenir les galeries . Toute la houille solide a été exploitée depuis longtemps ; il ne reste plus aujour d'hui que de la houille terreuse ; l'épaisseur de la couche est de .'5 à 30 centim . Cette houille est (le bonne qualité, grasse et exempte de pyrite , ce qui la fait rechercher par les forgerons et par les maréchaux. Du côté de Roderen, la couche exploitée du temps de Dietrich 3 avait deux pentes , l ' une au N . , l'autre à l'E . Sa puissance variait de '
Coupe communiquée par M . Mittelbach , directeur de la mine. Dietrich, description des gîtes de minerai et bouches a feu de la France . T . III.
I, . 78 . 1789. ' Id . Tom . II . p . 1 1;5 .
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