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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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MINÉRAUX ACCIDENTELS .

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dans cette carrière qu ' on rencontre avec assez (l ' abondance les galets impressionnés . Quelques-uns des creux ainsi formés et qui représentent la contre-partie du relief sur lequel ils se sont modelés , ont jusqu'à 5 millim . de profondeur au milieu . Ces impressions existent . indistinctement soit dans les quartzites, soit dans les quartz blancs, roches parfaitement saines et d'une très-grande dureté. En séparant les galets qui se sont ainsi pénétrés , on voit qu'ils ont contracté une assez forte adhérence au point de contact ; souvent une portion de la surface du creux reste attachée à celle du relief et réciproquement. Les surfaces cristallines accompagnant à Bühl le phénomène des impressions, l'idée d'une solidarité entre ces deux faits surgit naturellement . On pourrait supposer le concours d'une forte pression et d'une action dissolvante , la deuxième aidée peut - être par la première . La silice enlevée des creux aurait ainsi formé les surfaces cristallines , et aurait pu souder les galets aux points où ils se touchent'. Minéraux accidentels. Le grès vosgien renferme exceptionnellement des parcelles d'un minerai de fer noir, luisant , qui est du fer hydroxydé ou du fer résineux , et quelquefois des grains de chaux carbonatée et de cuivre carbonaté vert. En montant de Guebwiller à l'Oberlinger, on voit des amas assez épais de grès agglutinés et traversés par du fer hydroxydé, quelquefois mamelonné , de manière à former des masses compactes et pesantes dans lesquelles subsistent des petits noyaux ('e grès et beaucoup de grains (le quartz isolés. A Bühl (carrière Hosenlup) , les galets quartzeux renferment du fer hydroxydé ; les cristaux tapissent l'intérieur de petites géodes et leur Si deux galets se touchent sous une forte pression , le plus dur pourra peutêtre pulvériser une petite partie de la surface de l'autre, et la poussière ainsi formée présentera plus de prise à l'action du dissolvant. L'expérience , à la vérité , n'a pas confirmé cette hypothèse : on a pris un galet de jaspe ovoïde et on l'a placé sous une pression de 100 kilogr . sur un calcaire dur, le tout noyé clans un bain d'acide affaibli ; au bout de quelques jours, au point où le jaspe touchait le calcaire, celui-ci était de 2 millimètres en relief sur le reste de la surface . La pression a donc empêché l'action de l'acide au lieu de la favoriser .