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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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18 Il s’ensuit pour l’ensemble du fond et jour une amélioration sensible du nombre des tués aux 3 mils lions de postes, passant de 11,4 en 1948 à 8,3 en 1949, ce dernier nombre restant toutefois supérieur à ceux des années les plus favorables de la période 1920- 19’1-9, savoir 1937 (8) et 1938 (7,2). Les à 3 millions incapacités permanentes rapportées de postes parties en 1920 de 49,5 pour le fond et 42,5 pour le fond et jour, passées en 1938 à 173,1 et 141,1 'ont atteint les nombres records de 311,7 et 235,1. 1948 à 6,2 en plus ont eu explosifs, de “tués fond que au 6 tués par roulage 1946 présenté ct augmenter se en sont encore incapacités permanentes qui une diminution, 1947 aussi bien accrues en 3 tués fond qu’au en jour, 194:9. sont substances, le nombre des fond rapporté à 3 millions de postes est en notable diminution et se trouve nettement en dessous du nombre de 1938. Il surclasse les mines de fer et certaines bouillères de bassin, tels que le Dauphiné et l’Aquitaine. Le jour s’est également amélioré. Le nombre de tués aux 3 millions de postes pour l’en- semble fond et jour est par suite favorable. Il est tués au inférieur à celui des mines de houille et lignite, égal trois quarts de celui-ci et au tiers de celui des mines de fer. Les incapacités permanentes ont aug- menté pour le fond et l’ensemble fond et jour, alors aux que le jour s’est amélioré. ' Dans les carrières souterraines, le nombre de tués au fond rapporté à. 10.000 ouvriers, avait en 1946, avec 24,5 rejoint sensiblement la moyenne de la période CONDITIONS A. INFLUENCE Le plus favorable que la période ralentissement raux ce du écoles. Ils et saute mines de combustibles miné- les tableaux 59 D et 59 E donnent une et jour de sont trpnte tres une l’origine plus que les autres ce et de les laisser neuveaux embauchés, au débrouiller seuls. Au-delâ de trente années de travail au fond, l’ouvrier redevient plus pensible tenir aux accidents; le compte des capacités . _ neté. Cette même étude travail confié doit donc physiques et montré que de l’ancien- la fréquence lendemain de chaque. jour très accentué, ce qui appelle a des accidents passe le chômé par un maximum un renforcement de la surveillance. On peut penser que ces intéressantes conclusions sont valables pour tous les bassins. place. certaines constatations conduisent à rappeler que le desir d’accroître le rendement et la production ne . I doit faire négliger la sécurité ni par les ouvriers, ni par les agents de surveillance. Les remaniements intervenus vers 1945 font de moins en mains sentir leurs effets; la qualité et l’autorité de la maîtrise se sont améliorées; celle-ci se profonds cependant 1949 d’une forma.— coordonnée pour tout le en obtenir ainsi le une remise en On ordre de la tas in. - Cepen» plus grande attention, une règles de fautes encore meilleur un de sécurité auraient très souvent permis d’éviter l’accident ou d’atténuer ses consé» quences. Dans les roulages, plans inclinés, puits et bures, les tirs de mines, au moins 75 % des acci- dents auraient pu être évités dans les Houille-rée du Bassin du Nord et du 80 autre bassin; dans le Pasvde-Calais, % dans un Nord —Pas-de-Calais, sur 58 acci» dents mortels par éboulements et chutes de blocs, seulement peuvent être considérés comme imprévi- srbles et se rattachant au risque Les 10 fautes ouvners et erreurs professionnel. commises mettent en cause que la maîtrise subalterne elles confirment la nécessité d’une ou tant les supérieure; discipline plus dans l’observation des stricte règles concernant la Sécurité, ainsi que d’une instruction de tous les membres de la corporation minière. 2° Autres lieu se d’erreurs; respect des qui confirme la nécessité d’encadrer les point dant la majorité des acoidents résulte graves. et au hiérarchie qui tiendra également compte des résul— tats obtenus au point de vue sécurité. La condition physique du personnel, jadis altérée par les restrictions, est redevenue normale. par les élèves. difficiles; bien exécutés. de procéder méthodiquement à la professionnelle de la maîtrise subalterne maintenant très généralement admise. Dans ce les Houillères du Bassin de Lorraine“ se peut espérer surveillance insufii— assimilation insuffi» ils de donner des ordres, plusieurs degrés, le perfectionnement des comportant aet agents de martrise précédemment formés «sur accroissement soigneusement et beaucoup La France qui avait pendant la guerre perdu l deuiiièrne rang qu’elle avait longtemps détenu, et repris celuisci en 1946 et'19’L’7, est passée en 1948 au quatrième rang pour regagner en 1949 la. troisième autres pa s. ans; sont ttou_ bassin qualité moyenne de nombreux accidents. _,Pour les Houillères‘ du Bassin d’Auvergne, le service des Mines a étudié d’une manière approfondie des très détaillées pour l’ensemble des statistiques ouvriers de toutes origines. 11 a établi que la fréquence des accidents au fond est sept foisplus forte chez les embauchés depuis moins d’un an que chez ceux travaillant depuis plus de treize ans, mais moins de plus occuper eux- mêmes dans ces mêmes années que le troisième rang; mais ils ont en 1948 et 1949 repris la première place les une dans les premiers temps travailleurs à tableau est au contraire profondément’infiuencé par la facilité plus ou moins grande et la modernisation plus eu moins avancée des exploitations. Les Pays-Bas qui occupaient depuis 1938 le premier de meilleure sélection à Comme dans le passé et un peu partout, les ouvriers nord-africains connaissent des débuts chaque Grande-Bretagne une dus soit à et des accidents pays. C’est assez dire que le premier tableau, rappor- tant les accidents enregistrés aux présences effectives peut seul traduire fidèlement la sécurité. Le second rang, l’avaient cédé en 1946 à la en 1947 à la Belgique pour ne permis des apprentis, soit à des règles de sécurité qualité s’assurer qu’ils souvent dpniame, la mise par distinguent à la stabilité de la maki-d’oeuvre, sa discipline en matière de sécurité se sont accrues dans tous les bassins. On note une diminution du nombre total des accidents légers et un certain qui concerne les général fond du recrutement, notamment des contribué à améliorer la ont été trop nécessité formation d’apprentissage. La formation profession- nelle qui se développe depuis plusieurs aunéesdonne en général de bons résultats. Il faut toutefois déplorer que des accidents graves soient survenus dans ces santé du rendement sans des écoles comparaison entre divers pays producteurs quant au nombre des tués rapporté. à 3 millions de postes fond et jour ou au million de tonnes de charbon extrait. 11 est évident que l’on passe des chilïres du tableau D à ceux du tableau E en divisant les premiers par le triple SÉCURITÉ personnel. Certains bassins ontembauehé surtout des éléments jeunes qu’ils ont formés ensuite. dans éboulements. solides, et a EN 1949 contente encore est en”: En MAIN-n’arrives: ç: à 10.000 rapportés d’incapacités permanentes ouvriers sont respectivement passés de 10-11,6 en 1947 ct «SA-16,6 en 194-8 à 129-13,? en 1949. Les nouvelles statistiques d’accidents plus détaillées pour la jour montrent l’importance des accidents par causes surtout par SÉCURITÉ 1° Mines de houille. et diverses, par roulage-exploitation DE LA La Nord-Africains, des voies ferrées DE LA. son La Dans les carrières à ciel Ouvert, les nombres de tués distançant' ses: 1920—1934: 19 l’embauche avaient mais recommencé à au 1948 et Dans les mines d’autres 1948 incapacités permanentes rapportées également à 10.000 ouvriers, ont par contre augmenté, passant en 1947 et 35,3 en 1948 à 62,6 de fond 1e 31,7 pour en 1949, ce qui porte les incapacités permanentes fond et jour à 40,5 (28,2 en 1948). diverses. Quant au jour, il v ou un tué par par éboulement et 3 tués par l‘eulage, exploitation des causes en en Les a voies ferrées. Les 1947 et *#* l’année précédente. Le nombre de tués rapportés à 3 millions de postes est passé de 21,6 en 1948 à 22,9 en 1949 alors qu’au jour on constate une diminution : 7,8 en 1948 et 5,4 en 1949. Il y a encore, dans les mines de fer, plus du double de tués par éboulement, chutes de blocs que dans les mines d’autres substances et près du triple que dans les bouillères. 11v a eu au fond deux tués par en 194.9. ##Ÿ: Les mines de fer E!! 27,6 27,2 1935-1944. en 1949, traduisant ainsi une nette à redescend 20,3 il amélioration. L’amélioration du jour se poursuit, c3 même nombre passant de 16,3 en 19457 et 12,8 en Remonte à exploitations. Sauf dans les mines de fer en nette augmentation, .les etïectifs ont peu varié. Lea Nord-Africains sont ici encore, toutes choses égales d’ailleurs, à plus d’accidents Les fautes à que les autres ouvriers. et erreurs sont, de la bouille, l’origine de C est plus particulièrement de de blocs le plupart cas des accidents. de ceux par chutes éboulements résultant l’imprudence des ouvriers qui ou de pour les mines comme ou sufiisamrnent le toit l’origine le ne les parements plus souvent purn'ent pas ou lesopurgcnt mal, faute d’un examen préalable soigneux des zones La maîtrise, en de travail. général trop hésitante et devrait être plus exigeante en routière de indécise, Sécurité. L’importance de la stabilité discipline, de la compétence et du personnel, de la de l’action de la mai- trise s’afiîrme remarquablement par la comparaison