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De Transcription | Bibliothèque patrimoniale numérique Mines ParisTech
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80 d’un bure de descendre brutalement accrochait sur sous celle—ci au une qui s’engagea cage parcours, l’accrocheur moment même où le treuilliste la lais- son sait retomber. Outre imprudence caractérisée, cette receveur l’enquête fit apparaître que machiniste n’utilisaient pas les signaux réglementaires. Le Service des Mines a demandé à l’exploitant de renforcer la surveillance du personnel des bures. et c. Fausses manœuvres. fait cinq tués et deux blessés; les deux premiers furent dûs à une mauvaise conduite de la cordée; les deux suivants font ressortir le risque auquel sont exposés les crlcageurs quand ils vont efiacer à la main les arrétoirs de berlines dans la cage; les trois derniers sont d’un type classique : alors que la cage n’est pas au niveau et que malgré cela la barrière est ouverte, l’ouvrier est entraîné dans le vide par la berline qu’il pousse en croyant l’encager. Les remèdes s’en déduisent facilement : formation Sept accidents ont des machinistes, encagement auto— professionnelle matique, barrières bien établies, fréquemment vérin fiécs et soigneusement entretenues. 1° Houillèrcs du Bassin de la. puits Verpiiieux : Loire, Groupe Est .l tué. juillet, un cufiat, descendu trop rapidement dans un puits en cours de bétonnage, tua un ouvrier. Sc rendant tardivement compte de la trop grande Le 29 vitesse du cuflat chargé de béton, le treuilliste avait freiné énergiquement à contre-courent; la trop grande intensité du courant avait déclanché le disjoncteur mais la dis- le frein de sécurité avait forictionné; tance séparant le cuñat du plancher n’était sante pour obtenir l’arrêt. et 2° Houiiières du Bassin n” Il : plus suffi- d’Àavergne, Brosses, Bure pas assez tôt le ralentissement de la cordée et serra de l’arrivée à la brusquement recette. Le boutefeu heurta violemment le toit de la cage et décéda quelques jours plus tard. le frein au moment 3° Houilières du Bassin de la Firminy, puits Griiner (jour) : Le 27 septembre, une cage Loire, Groupe de les arrêtoirs de berlines. imprudence et le s’assurant pas au préalable La victime avait commis receveur une faute en ne une de l’eñ’acement des arrêtoirs. L’accident mit aussi en évidence les risques encourus par les aide-receveurs employés à des installations analogues. Il a été demandé : Bassin d’Aquiraine, Graupe l blessé. accrocheur du fond était penché les arrétoirs de en avant pour eEacer dans la cage chassés vides hors de les wagons berlines, lorsque celle-ci Par les pleins serrèrent la tête du receveur contre un montant de la cage. La modernisation des Le 25 un mars, installations de permettra supprimer les risques inhérents à l’cfi‘acement des arrêtons dans les cages, 5° Houiiières du Bassin du : l tué. Dauphiné, Division Peychognard Le 8 aout, à un accrochage intermédiaire, permettait volontaire qui de construction dentelle ou L’exploitant une été a même type et de 6° Mines de l blessé. la un ouvrier mise en défaut acci- maintenait ouverte. de vérifier les barrières du prié signaler les cages par une lampe. Chompognoc, puits de Prodciies : i 20 janvier, un machiniste cncageur pousse une berline à la recette supérieure, tombe dans un burc de 19 m et se casse la jambe. Malgré un aver- tissement antérieur adressé par le Service des Mines à la suite d’un accident analogue, les bures ne pos- sédaient pas de barrières automatiques. Le directeur de l’exploitation, poursuivi, a été condamné. L’enca- gcur avait omis de fermer la barre de fer qui tenait lieu de barrière. _Macieieine Le 25 juillet, 2 un (jour) : Loirc, Groupe Est, l tué. receveur pousse une benne dans monte-charge desservant le puits Verpilleux sans vérifier la présence de la cage; il fait une chute un de 10 m. quelques La barrière automatique, détériorée depuis jours et dont la réparation avait été négligée, était calée en position d’ouverture. _déjà quitté accidents graves ont tué sept ouvriers et blessé l’obscurité et l’absence de protection efficace entraînérent la chute mortelle de l’ouvrier. Les quatre accidents suivants ont été dûs à des mouvements anormaux d’un câble ou de le charge, le dernier à la chute d’une un huitième; dans les deux premiers cas, pierre. Il faut s’opposer par tous moyens utiles à la défail- lance des barrières et trappes de protection. Le port obligatoire des ceintures de sûreté peut dans bien : bacille de C'th P a gnü’cs l tué. 6° Houiilères du. Bassin du Nord et du. Pas-de- Coiais, Groupe de Liévin, fonçage du puits n° 8 : 1 - Puits le chantier, lorsque sa chantier 2° Houillères du Bassin de la. Soleil : I tué. se pour lampe s’éteignit. tions L'n Au 1 tué. du Bassin de Lorraine, Sarre du une_chute câbleïiärt utilise la ceinture de sûreté mortelle; la victime n’avait pas mise à 4° Houiilères du Bassin de io Communoy, puits Espérance Le 8 février, pompe de sa disposition. Loire, exploitation .' 2 tués. du cull'at dénoyage La pompe se décrochant tomba dans le puits et cassa le câble dont les mouvements provoquèrent la chute mortelle de deux l’un sur le une' ouvriers, la recette, l’autre monté placé sans ceinture échelle. 5° Houilières Rosselie : du Bassin l blessé. de Lorraine, Petite- au cours de avril, l’équipement du puits Ire Vurllemin I, le nœud simple d’un câble se défit; la charge, en tombant, entraîna un ouvrier qui fut blessé. Service des Mines a demandé à l’exploitant d Interdire les noeuds simples, de renforcer les atta- 1l“Le avec des serre-câbles et de veiller à ce que les ouvriers utilisent des ceintures de sûreté lors du travail dans le puits. contre la paroi. Il v cette manœuvre non risques. 7° Houiiières mon: : Le 14 1 du Bassin de rué. avril, lieu de un ouvrier travaillant dans semblablement par fut tué. a accrochage fut une pierre tombée installé Q. plancher un dépourvue Lorraine, Fauiguc- riment des cufi’ats d’un L’exploitant a autres ouvriers continuaient à. travailler tenir compte de sans de fut écrasé dix noter que et un compar» atteint vrai- du jour et de protection. PLANS INCLINËS Les 13 accidents analysés ci-après ont fait 10 tués S blessés; ils ont été répartis en deux grandes classes, de ou On suivant qu’il l’attelage. y a eu ou non rupture du câble trouvera donc tout d’abord quatre cas de dérives totales, provenant de fausses manœuvres malheureu- sement classiques effectuées en tête du plan. Ûn les a fait suivre d’une dérive totale résultant de fausses efi’ectuées dans descenderie elle- méme à la suite d’un incident d’exploitation. Les deux derniers accidents ont été la conséquence de la vitesse excessive prise par les véhicules, bien que ceux—ci fussent accrochés; ils peuvent donc être rapprochés des dérives sans rupture. On remarquera toutefois que si l’avanthdernier résulte d’une fausse manoeuvre, on peut considérer que la cause initiale du dernier était plus difficile à éviter. Sur les 7 accidents de cette première classe, les une . 6 18 ches et manœuvres que l’on descendait dans le puits noyé s’accroche un instant à une aspérité de la colonne du puits, tandis que le treuil continuait à dévider environ 4 m de câble. une et et changement d’un câble d’équilibre, un porion d’about monté sur un madrier placé en travers du puits, bousculé par un mouvement du cours de déblais cufl'at de marqua un temps d’arrêt permettre à sept ouvriers d’amortir ses oscilla- et de le plomber. puits 3° Hoaiilères : chargé remonta aide-mineur, embauché depuis un mois et demi seulement, ne prévit pas l’amplitude du mouvement Loire, Sous-Groupe tua. Moseiie juillet, le machiniste d’extraction mètre à partir du bas du fonçage un l 200 1 Le 18 Septembre, une équipe de plusieurs ouvriers installait du matériel de desserte dans une. remonte dont le pied communiquait avec l’orifice d’un faux puits de 15 m de profondeur, d’une part directement, d’autre part par un niveau latéral. Trompé par l’obs- curité et en l’absence anormale de la trappe amovible du plancher, un ouvrier tomba dans le faux et 22 un l’obscurité; la barrière constituée simple barre de fer n’empêcha pas sa chute. demandé à l’exploitant de fournir à chaque une lampe électrique doublant la lampe à par une H a été tué. ,Le d le bure dans vers sur Sept de presque toujours _Ne pouvant réussir à la rallumer, ainsi qu’en témoi- gnent les amorces trouvées dans la lampe, il se dirigea platelage de. d. Divers. sont Le 19 novembre, un ouvrier fit une chute mortelle dans un bure. Ses camarades avaient en fin de poste de 7° Houiilèrss du Bassin de la qui graves. 10 i‘lfiries Le siège Velpilieux éviter des accidents cas flamme. croyant à tort la cage arrêtée à son niveau poussa une berline pleine qui l’entraîne. dans une chute mortelle dans le puits. Après l’accident, la barrière a été trouvée dans la position ouverte; un léger vice venant du jour avec déclancha le poussoir automatique au moment même où son aide, qui venait de l’aider à avancer les berlines à encager, se précipitait dans la cage pour y effacer recette du n° 3 Tara, siège des très 49 Houiilères 1 tué. d’arriver à la deux berlines pleines, le receveur entièrement automatique. l tué. Le '8 août, un boutefeu remontait par la cage du bore n° ll; le machiniste inexpérimenté n’amorça l’encagement de rendre pexploitant à 81 premiers ayant fait 7 tués auraient dû être le dernier lui»même n’aurait pas fait un le pied du plan n’avait pas été encombré évités; blessé, si ou si la victime s’était convenablement garée. Les accidents de la seconde classe se distinguent par la rupture du câble ou de l’attelage; on y a rattaché un décrochage possible, mise en constituant également une défaut du matériel. Ces 6 accidents, ayant fait 3 tués 4 blessés, n’en étaient pas moins, eux aussi, évitables, car ils n’ont pu avoir des consé- quences graves pour le personnel que par suite de fautes commises. Ils ont comporté trois ruptures et