Cette page est protégée. Merci de vous identifier avant de transcrire ou de vous créer préalablement un identifiant.
EXTRACTION ET TRIAGE DE ÉA HOUILLE
AUX MINES .DU G RAND-IIORNU (BELGIQUE) .
jouer une sonnette au moment de l'approche de la cage de l'orifice du puits, pour avertir le machiniste de ra-
Nous avons demandé également au constructeur de faire agir l'arrête-cages, non pas sur le modérateur enfermé dans la boîte W (fig. 5), comme le fait M. Gout-
2
lentir le mouvement de la machine et de se tenir sur ses gardes. J'ai fait monter deux sonnettes, avec leur mouvement construit par un horloger d'Hornu, qui en a le brevet-, afin d'en avoir toujours au moins une fonctionnant, si, par une cause quelconque, l'autre venait à cesser de se faire entendre. Les changements si fréquents de marche de la machine pendant l'exécution des manoeuvres de la surface, et au moment du soulèvement de la cage pleine du fond
du puits (changements opérés par la mise en mouvement, à droite et à gauche, du petit volant S, fig. 5), forcent le machiniste à être on ne peut plus attentif. Cependant, malgré les plus grandes précautions, il lui arrive encore quelquefois de se tromper, en produisant une marche de sens tout à fait opposé à celle qu'il veut imprimer à la machine. H pourrait alors, on le cornprend, en résulter un grave danger, par l'envoi vers les molettes de la cage voisine de la surface, avant
que le machiniste eût le temps de l'arrêter, si nous n'avions pas trouvé le moyen d'y parer. Arrêtecages.
Ce résultat a été obtenu par l'établissement au-dessus du puits de l'arrête-cages, pour lequel M. Goutteaux,
de Gilly, est breveté, et qui a pour effet de fermer la valve d'admission des cylindres moteurs, en ouvrant, en même temps, la lumière d'admission du cylindre
2 55
teaux pour ses autres appareils, mais bien sur l'ancienne valve d'admission G, en maintenant celle-ci ouverte, en marche normale, et la forçant, au contraire, à retomber sur son siége par le jeu de cet appareil, quand l'une des cages s'élève trop au-dessus de l'orifice du puits. C'est l'effet qu'il a obtenu en armant cette soupape d'une longue tige de suspension par laquelle elle est maintenue à une certaine hauteur audessus de son siége, pendant la marche de l'extraction,
en n'obstruant pas le passage de la vapeur vers les cylindres moteurs, tandis que le contraire a lieu par le jeu de l'arrête-cages qui produit le décrochement de la tige, et amène, par suite, la chute de la soupape. Ces trois effets ayant lieu simultanément et très-rapidement par le jeu de l'appareil de M. Goutteaux , on conçoit quela cage, emportée vers les molettes, doive s'arrêter presque instantanément. C'est aussi de cette
façon que les choses se passent, et jusqu'à présent nous n'avons eu qu'à nous louer des services que nous a rendus cet arrête-cages. Il consiste simplement en deux leviers il' à contrepoids P (fig. 8, 9 et 15, Pl. VII), fixés sur l'arbre e et couchés obliquement au-dessus du compartiment du puits par lequel la cage doit sortir. L'arbre e porte un
qui commande le frein de l'arbre des bobines. Cet appareil produit en outre un troisième effet non moins important que les précédents, eu égard à la disposition du mouvement de la machine, en agissant en même temps sur les robinets de décharge des chapelles des cylindres
troisième levier ef, percé de plusieurs trous sur sa longueur, de manière à pouvoir y accrocher, à telle distance que l'on veut de l'axe e, la longue tringle fg
moteurs, pour les ouvrir et forcer, la vapeur agis-
que deux autres leviers hi et hJ (fig. 8, Pl. VII). Le premier de ceux-ci, terminé d'un côté par une four-
sant sur les pistons, à s'échapper dans l'atmosphère.
qui commande-, par l'intermédiaire du levier gh, également percé de trous, l'axe h sur lequel il est fixé, ainsi
