Annales des Mines (1856, série 5, volume 10) [Image 135]

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EXTRACTION ET TRIAGE DE LA HOUILLE

AUX MINES DU GRAND-HORNU (BELGIQUE).

chette et de l'autre par un contre-poids, tient suspendue la tige de la soupape G. Le second commande l'axe d, par l'intermédiaire de la tringle JK et du levier rrn', et, par suite, les robinets de décharge des chapelles des cylindres moteurs. Enfin, l'axe h, par l'intermédiaire du levier hg, de la tringle gn et du levier pq ( fig. 8 et 9, Pl. VII), commande l'arbre vertical T' qui sert à ouvrir et à fermer le tiroir de distribution du cylindre R' du frein de sûreté. Comme chacun des leviers se trouve situé audessus du puits d'extraction, à une hauteur supérieure

celles des pompes à eau chaude et à eau froide. Elle porte une traverse horizontale aux extrémités de la-

à celle à laquelle la cage correspondante doit être élevée pour opérer les manoeuvres de la surface, on voit qu'en marche normale cette cage n'a aucune action sur lui ; mais aussitôt qu'elle monte un peu plus haut, elle soulève l'extrémité 1, en abaissant le contre-poids P, qui lui vient en aide, et fait, par cela même, mouvoir l'axe e. La tringle fg est alors tirée en avant, ainsi que l'extré-

mité g du levier hg, et, par suite, l'axe h est mis en mouvement. La fourchette qui termine le levier hi s'abaisse donc et laisse échapper la tige de la soupape G qu'elle tenait suspendue. D'un autre côté, le levier hJ fait tourner l'axe d et jouer les tringles et leviers a, a,

a, a qui ouvrent les robinets de décharge des chapelles.Enfin, le levier hg tire en avant la tringle gn, fait

tourner, par cela même, l'arbre T', et agir le frein de .

Machine

alimentaire.

sûreté. Ces trois effets se produisent simultanément. et très-rapidement, en forçant ainsi la machine d'extraction â s'arrêter presque instantanément. L'appareil alimentaire A' (fig. 3, Pl. VII) , situé au niveau du sol sous le plancher du machiniste, n'offre rien de remarquable. C'est une petite machine à vapeur, à double effet, dont le diamètre du piston est de on',2o, la course de om,5o, et a la tige de laquelle sont suspendues

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quelle sont fixées deux petites bielles, qui transmettent son mouvement à deux arbres coudés M', M', faisant fonction de manivelles. Sur l'une de leurs extrémités sont fixées deux roues d'engrenage B', à dents de bois, destinées à régulariser le mouvement de la ma-

chine, et sur l'autre, deux petits excentriques e,e qui commandent le tiroir de distribution du cylindre A', en tournant entre les deux branches de l'étrier D'E', suspendue aux deux tringles de côté que porte la traverse

supérieure, au milieu de laquelle est emmanchée la tige de ce tiroir.

Le pompe à eau chaude F' (fig. 15) a 0, 1 2 de diamètre et la même course que celle de la machine à vapeur A'. Ses soupapes sont enfermées dans les boîtes G'G'. L'eau d'alimentation est aspirée du réservoir a par le tuyau et refoulée dans les générateurs par le tuyau N'. La tige de cette pompe foulante forme le prolongement de celle du piston à vapeur. Quant à celle de la pompe à eau froide L', située dans l'intérieur du puits d'alimentation, elle se trouve également dans le prolongement du même axe et est suspendue à la traverse P'Q', par les tringles en fer K', aplaties vers le bas et boulonnées contre ses faces latérales. Cette dernière pompe a le même diamètre et la même course de piston que la précédente. Les escaliers et les échelles en fer R', S', (fig. 3, Pl. VII), qui permettent d'avoir accès facilement et à volonté vers toutes les parties de la machine, ont été disposés comme le représente cette figure, et construits par la société du Grand-loi-nu elle-même. Il en a été de même de toutes les balustrades en fonte qui entourent les entablements et le plancher du machiniste, ainsi