Annales des Mines (1856, série 5, volume 10) [Image 136]

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Manuvres de la machine d'extraction.

EXTRACTION ET TRIAGE DE LA HOUILLE

AUX MINES DU GRAND-HORNU (BELGIQUE).

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que des paliers à jour qui permettent de circuler au-

ouverts les robinets de décharge, pour qu'un léger excès

tour des manivelles et, en général, de toutes les pièces d'ornementation de la machine. Dès que le sommet de la cage montante apparaît audessus du second plancher de recettes, le machiniste ferme le modérateur, et ouvre en même temps les robinets de décharge des chapelles des cylindres moteurs, en tirant à lui la tringle T"T" (fig. 5 et 8) , qui les commande. La cage continue alors, pendant quelques instants encore, son mouvement ascendant, en vertu de

de vapeur qui serait envoyé aux cylindres ne puisse pas l'entraîner subitement vers les molettes. Elle est ensuite redescendue une seconde fois sur les taquets de réception, en opérant comme nous venons de l'indiquer, pour permettre d'effectuer le déchargement et le rechargement de ses deux autres compartiments. Dès

la vitesse acquise, mais ne tarde pas à s'arrêter audessus des recettes, à une hauteur qui permet de l'as-

des taquets de réception, pour qu'on puisse relever ceux-ci et lui livrer passage , et la laisse enfin redes-

seoir sur les taquets de réception, en la forçant à redescendre de quelques décimètres, par l'effet de son propre poids. Seulement, comme celui-ci est trop considérable, le machiniste a soin, pour que la cage n'exerce pas de

cendre dans le puits d'extraction, en maintenant le mo-

chocs sur les taquets, de produire une légère contrepression dans les cylindres moteurs, en y envoyant un peu de vapeur, qui s'échappe presque aussi vite par les robinets de décharge maintenus ouverts. Aussitôt que la cage est arrivée sur les taquets, le machiniste s'empresse de changer le sens de marche pour l'empêcher de se soulever pendant le remplacement des quatre

premiers chariots pleins par les quatre premiers chariots vides, effet qui se produirait inévitablement par la tension de la portion de câble comprise entre les molettes et les bobines, si, par le changement de marche,

on n'agissait pas à l'avance, de manière à détendre cette partie de câble. La substitution des chariots vides aux chariots pleins étant opérée, sur deux compartiments, le machiniste change le sens de marche de la machine, soulève de nouveau la cage au-dessus des taquets de réception, en ouvrant le modérateur, mais en maintenant toujours

que ces deux dernières opérations sont terminées, le machiniste, après avoir changé le sens de marche de la machine, soulève encore une fois la cage au - dessus

dérateur fermé et les robinets de décharge ouverts. Cette descente de la cage s'opère alors en vertu de son

poids, mais de quelques mètres seulement, jusqu'à ce que le câble de l'autre cage soit tendu. Souvent même, pour éviter que cette tension, ainsi que celle des chaînettes de la seconde cage, ne s'opère trop brusquement, le machiniste est obligé de laisser la descente de

la première s'effectuer avec le mouvement de la machine disposé à contre-sens. Quant aux robinets de décharge, il ne les ferme définitivement qu'après avoir ouvert le modérateur pour soulever la cage pleine du fond du puits, afin que la tension des chaînettes et le départ de celle-ci aient lieu graduellement et sans chocs.

D'après ces indications, OD voit que si les robinets de décharge des chapelles sont d'un emploi très-avan-

tageux pour permettre d'exécuter les manuvres de la surface avec toute la célérité désirable, ils n'en ont pas moins l'inconvénient de donner lieu à une perte de vapeur d'une certaine importance, pendant le temps qu'on est obligé de les laisser ouverts pour se mettre à l'abri d' acci d

ts.