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NOUVEAUX FOURS A RÉVERBÈRE
employés), mais encore le travail des machines et appareils nécessaires pour la production des trois fours. Faisant abstraction de cet emploi de la chaleur per-
due du troisième four, on peut admettre comme un fait parfaitement constaté que la consommation des trois fours ainsi réunis en un seul massif, n'est que les 0,67 de celle de trois fours séparés en usage; il y aurait donc une économie de 55 p. too. Si à ces évaluations on voulait opposer que dans les fours à réchauffer ordinaires les effets qui s'y produisent pour le réchauffage du fer, à la température soudante, sont principalement dus au concours de la flamme développée par la combustion du combustible en nature qui les alimente , je répondrais que les courants de flamme des deux premiers fours arriveront bien certai.
nement dans le troisième; la distance qui sépare le dernier des premiers étant très-minime comparativement au développement que la flamme acquiert, surtout
en tenant compte du tirage souterrain qui, étant une condition de ce système de fours triplés, augmente l'activité de la combustion sur les deux grilles, et nécessairement aussi le développement de la flamme. Cette
flamme est encore augmentée pour le troisième four par la réunion des deux courants. Admettons cependant : 10 Que l'intermittence entre les opérations dans les
deux premiers fours puisse être un obstacle au bon fonctionnement du troisième four, qui doit être régulier et identique en production à celui des premiers ; 2° Que le courant de flamme dans le troisième four, fourni par les deux premiers, ne soit pas suffisant pour atteindre ce but.
Ne pourrait-on pas faire disparaître l'irrvégularité produite par cette intermittence et obtenir une nouvelle
POUR LA FABRICATION DU FER ET DES "ULIS.
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production de flamme par la combustion des éléments combustibles, oxyde de carbone, charbon solide, etc., que renferment toujours les courants de flamme provenant.tle ces fours ? Cette combustion aurait en outre pour effet d'augmenter la quantité de chaleur fournie au troisième. Mais la combustion de ces éléments ne peut être déterminée que par le concours d'un courant d'air fourni au lieu même où elle doit être produite, c'est-à-dire en avant et au-dessus de l'autel du troisième four, et à l'instant de l'arrivée en ce point des courants gazeux des premiers. Il faut, du reste, que le courant d'air, en arrivant au lieu de la combustion, satisfasse aux trois conditions suivantes: i° Température élevée, afin que la combustion de ses éléments puisse être rapidement déterminée et active ;2° Division en lames ou filets minces afin que son mélange avec les courants gazeux soit complet, afin que sa combustion puisse s'effectuer dans les conditions du plus grand effet utile, et spécialement afin que l'air soit brûlé le plus complètement possible ; 5° Vitesse assez grande pour déterminer rapidement son mélange, et la combustion. Si ces trois conditions sont importantes pour obtenir
le plus grand effet utile, celle de la colonne d'air à fournir au lieu de la combustion ne l'est pas moins. Il faut éviter qu'un excès de ce volume d'air ne détermine une action oxydante dans le courant de la chaleur fournie au troisième four ; parmi les conditions essentielles du fonctionnement des fours à réchauffer, on doit en effet mettre en première ligne celle d'éviter que le courant de flamme et des produits de la combustion soit oxydant.
