Annales des Mines (1856, série 5, volume 10) [Image 166]

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'NOUVEAUX FOURS A RÉVERBÈRE

POUR LA FABRICATION DU FER ET DES RAILS.

avant d'entrer dans la cheminée. Le courant d'air

bilité du combustible employé, de son épaisseur sur la grille, de la conduite du feu et du travail du four, du

arrive dans cet appareil de chauffe par le tuyau du rang

supérieur attenant à la cheminée, et est dirigé de là dans le tuyau du rang inférieur attenant au troisième four. Enfin, un tuyau en fonte, de om,20 de diamètre

tirage variant avec les dispositions du four et de la che minée, des phases enfin de l'opération du ré-

intérieur et passant au-dessus du troisième four, conduit l'air chauffé dans la caisse ou appareil d'expiration ou de combustion ci-dessus décrit. La température acquise par le courant d'air par son parcours dans cet appareil, est au moins de 3oo° C. Cette disposition, dans son ensemble et dans ses détails , satisfait aux trois premières conditions ci-dessus posées : haute température, division en filets minces,

Les recherches et les expériences faites pour déterminer ces proportions, paraissent établir qu'en moyenne on peut admettre que x désignant la quantité de combustible portée sur la

vitesse.

Reste la dernière, lapins importante peut-être, dans ce cas, celle du volume d'air à fournir à cette combustion.

A cet égard, remarquons d'abord que, dans les conditions du fonctionnement du troisième four, mieux vaut pêcher par défaut que par excès ; car, ainsi que je l'ai fait remarquer précédemment, il importe essentiellement d'éviter toute cause oxydante dans le courant de chaleur fourni au troisième four, et cette cause oxydante existerait si le volume d'air fourni, excédait celui qui peut être brûlé par son mélange avec les courants provenant des deux premiers fours. Les courants de flamme et les produits de la combustion des fours à réchauffer en général (et par conséquent

des deux premiers fours du système à fours triplés), alimentés au combustible en nature, renferment, ainsi que je l'ai déjà fait remarquer, de l'oxyde de carbone et du charbon entraîné en parcelles très-fines. Les proportions de ces éléments combustibles varient dans les courants, en raison de la surface de la grille laissée libre pour le passage à l'air, de la nature et de la fria-

chauffage.

grille, par opération ou par heure, ainsi que je l'ai indiqué précédemment, le charbon entraîné en parcelles très-fines serait représenté par. . . o,o5 x o,ofix Et l'oxyde de carbone par. 00,11w Tot 1 En moyenne on admet comme suffisamment exact en pratique, que la combustion complète d'un kilogramme de houille exige 5m°,50 d'air, à 00 et à on',76 de pression, volume théorique. Le volume d'air théorique à fournir pour la combustion de ces éléments serait donc

j° x exprimant le poids de combustible consommé par opération :

pour toute l'opération, 0,11xx 5,5o = orne,615x, et par minute ,

0,615x

omc ,0082x;

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20 x exprimant la quantité de combustible en poids consommé par heure, 0,11x 5.5o = omc,615x, soit par minute ,

13,615x Go

omc,ofo25.

Afin de ne pas multiplier inutilement les chiffres, je considérerai x comme exprimant la quantité de combustible chargée sur la grille pour chaque opération. Le volume d'air théorique ci-dessus, om°,008.2x , est