Annales des Mines (1876, série 7, volume 10) [Image 193]

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LOCOMOTIVE A ADHÉRENCE TOTALE

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ET A ESSIEUX CONVERGENTS DE M. RARCHAERT.

serait pris comme état initial ; or, comme les équations différentielles auraient été établies dans l'hypothèse du mouvement uniforme de la machine, cet état initial ne pourrait se rapporter qu'à un moment où serait déjà, établi un pareil mouvement auquel la machine ne petit parvenir que progressivement ; il faudrait donc remonter aux con-

ditions dans lesquelles se trouvait la machine au démarrage, étudier ce qui se passe dans sa période de mise en marche et tenir compte de mille petits détails irréguliers, accidentels et impossibles à. déterminer à l'avance. On ne ferait donc ainsi rien que d'illusoire, et nous nous abstiendrons d'aborder une tâche aussi ingrate qu'inutile. D'ailleurs les mouvements parasites étant toujours restreints, quant à leur amplitude, dans des limites très-étroites, les réactions d'inertie qui peuvent en naître ne sauraient avoir une grandeur notable, et l'on peut sans inconvénient et sans scrupule en faire abstraction. Il est bien suffisant pour les besoins de la pratique de connaître exactement la nature et l'intensité des causes qui tendent à produire les MOuvements parasites, et de pouvoir calculer approximativement

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d'une valeur approchée; or, on peut écrire

nous contenter

F, tang (3, + F2 tang

132 =

F,u, tangf3, u,

F,u tang (32

u,

Les quantités u, et IL, qui représentent les distances des petites têtes des bielles motrices à l'axe du faux essieu, ne sont pas constantes, mais elles varient peu, puisqu'elles sont toujours comprises entre b et b r', b étant la longueur des bielles et r' la longueur des manivelles; nous

nous contenterons de prendre pour u, et u, leur valeur moyenne b et alors nous aurons F, tang f3, + F2 tang p,

F2u2 tang

-Lang p

Flu,

F,u, tan g n'est autre q' ue le couple moteur pr, qui est très-sensiblement égal à AR, dans l'hypothèse où le mouvement de progression du train peut être regardé comme uniforme ; en conséquence, nous aurons la relation approchée or, nous avons vu que la quantité F,u, l.ang (3,

la grandeur des actions qui en résultent sur le.; parties

F, tang ft + F2 tang (3, =

AR

essentielles du mécanisme.

Des formules précédentes qui donnent les valeurs p'

de

p" et de p' p", on tire p

F, tang

tion Y',

AR pi 4- F2 tang (32

F, tang

F2 tang 2

Xh

A(R+11)-1

L 2D

2

P"

d'où nous conclurons pour la valeur de la force d'éléva-

rxh I

9.1)

+

-01-1- mi 2D

et pour les surcharges des deux chevilles ouvrières,

j.

,

p =-_

Il est impossible, en pratique, d'évaluer rigoureusement la quantité F, tang tang (32; car il faudrait pour cela connaître exactetnent pour chaque position du faux essieu les forces F, et F c'est-à-dire la pression et la contre-pression réelles de la vapeur dans les cylindres. Ii faut donc

AR

A(R + H)

2b

2D

AR

Xh 21)'

A(R + H) _L Xh 2D

2D

Lesexpressions dep' etp" contiennent deux parties : i ° celle qui est

représentée par les termes qui renferment A en fac-

TOME X, 1871i.

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